Titulaire et très actif pendant 90 Minutes vendredi face à Monaco, Fernando Morientes retrouve ses sensations peu à peu. "Il monte en puissance" prévient le coach.
Il en a même étonné son entraîneur qui le connaît pourtant si bien. L’attaquant espagnol Fernando Morientes est apparu affûté et fringant vendredi à Cannes face à Monaco. «Je ne pensais pas qu’il allait faire 90 minutes» reconnaissait ainsi Didier Deschamps dans les couloirs de la Bocca. L’ancien Madrilène a joué de bout en bout la partie face à son ancien club et c’est lui qui était dans les meilleurs coups olympiens du match.
«On le sent de mieux en mieux. Il ne faut pas oublier que ça fait longtemps qu’il n’a pas joué» jugeait aussi son coéquipier d’attaque Mathieu Valbuena qui a évolué à ses côtés vendredi.
Car l’homme aux 39 buts en Champions League n’a, pour ainsi dire, pas eu de préparation estivale après son départ du FC Valence. Et il devance même les pronostics quant au moment du retour à sa meilleure forme. Entré en jeu pour quelques poignées de minutes lors de l’entame du championnat à Grenoble, il a joué un petit quart d’heure face à Lille puis une mi-temps à Rennes avant une entrée en fin de partie contre Bordeaux.
Des apparitions en mode crescendo jusqu’à sa première titularisation à Cannes et ses 90 premières minutes de jeu complètes. Et si l’Espagnol avait un peu trop centré sa reprise à la Route de Lorient il y a quinze jours, manquant d’un rien d’offrir la victoire, le coach sait qu’il s’agit là encore de réglages : «Il lui manque encore le coup de rein, comme on dit, mais il a bien digéré le travail. Il a encore une marge de progression mais il se déplace beaucoup mieux. Il monte en puissance.»
D. Deschamps : "Il monte en puissance"

Très actif, notamment dans le jeu aérien, face à Monaco, il lui a encore manqué ce petit rien pour que son redoutable jeu de tête trouve la bonne mire, comme en ont témoigné ses nombreuses tentatives devant Ruffier. «C’est au fil du match et en accumulant du temps de jeu qu’on se sent mieux physiquement» préconise encore Valbuena. Car c’est bien connu, et plusieurs exemples l’ont prouvé par le passé (Sheringham, Inzaghi, Larsson ou encore Shearer), le sens du but de se perd pas au fil des années.
Alors à 33 ans, ce buteur patenté qu’est Fernando Morientes (son tandem avec Raul au Real ou son passage à Monaco…) peut voir l’avenir avec envie. En retrouvant peu à peu ses forces, le grand pro se placera comme un atout maître pour l’OM. «C’est bien car j’aurai besoin de tout le monde avec les matches rapprochés à partir du Mans» confiait l’entraîneur olympien à propos de son avant-centre qui ne souhaite pas encore s’exprimer en français mais qui a promis de s’y atteler pour les prochaines semaines. Et il y aura de quoi parler, du championnat à l’AC Milan, sans oublier un certain match dans un Santiago Bernabeu qu’il a si souvent enflammé.





















