Meilleur buteur du championnat encore en activité, Mamadou Niang entend bien défendre son statut cette saison mais privilégie surtout le plaisir du jeu et le collectif.
Toujours prêt à vider toutes ses forces sur un terrain, Mamadou Niang n’est pas homme à comptabiliser méthodiquement ses statistiques. La faute peut-être à un parcours original, le Sénégalais choisit d’abord le plaisir du jeu plutôt que les considérations personnelles.
Dès lors, il a appris par autrui qu’il était actuellement le meilleur buteur de L1 en activité. «J’ai même été surpris de l’apprendre. Je ne suis jamais au courant de mes stats et notamment de celle-là» reconnaît l’intéressé, qui apprécie toutefois la position. «Ca me fait plaisir d’avoir ce statut» admet-il, et d’ajouter, toujours aussi peu enclin aux distinctions : «Le plus important est que j’arrive à faire mon boulot correctement sur le terrain.»
84 buts en 228 journées, le butin est pourtant remarquable même si le Sénégalais est talonné par deux autres vieux pensionnaires de l’élite que sont Luyindula (82 buts en 323 matches) et Giuly (79 buts en 322 matches).
«Je sais que je serai probablement vite dépassé» soutient Niang alors, qu’à 29 ans, il a encore quelques belles années devant lui. Et il essaiera tant bien que mal de défendre son fauteuil : «Je vais faire le maximum pour le garder le plus longtemps possible mais il y a des buteurs efficaces en L1, ça va être dur de le conserver.»
"Avant, j’étais moins lucide et moins efficace"
- Mamadou Niang (OM) : 84 buts en 228 matches
- Péguy Luyindula (PSG) : 82 buts en 323 matches
- Ludovic Giuly (PSG) : 79 buts en 322 matches
- Daniel Moreira (Boulogne) : 72 buts en 382 matches
- Mickaël Pagis (Rennes) : 68 buts en 241 matches
Source de «motivation» plus que de «pression» pour lui, ce nouveau statut montre la progression linéaire d’un avant-centre au fil des saisons. Souvent brouillon ou maladroit à ses débuts, il a suivi une courbe exponentielle dans ses chiffres et surtout dans son jeu.
Principalement depuis son arrivée à l’OM en 2005 et aidé par son passage réussi à Strasbourg entretemps.
Il reconnait d’ailleurs bien volontiers les progrès accomplis depuis sa découverte de l’élite en 2000 avec Troyes. «C’est vrai qu’avant j’étais moins lucide et moins efficace, précise-t-il, c’était aussi du au grand nombre d’efforts que je faisais, j’avais moins de lucidité dans les derniers mètres. J’ai beaucoup travaillé là-dessus et je pense être désormais beaucoup plus lucide et concentré.»
Et de conclure toujours aussi humble : «Mais on peut toujours s’améliorer.» Avant le match au Mans samedi (19h), il en est déjà à deux buts en quatre matches cette saison.





























