Même si sa formation a souffert en début et en fin de partie, les motifs de satisfaction sont nombreux dans le jeu, au niveau mental après le revers subi face à Milan et sur le plan comptable.
Didier, le retour de Montpellier, même en fin de match, vous a-t-il fait douter ?
Ça restera anecdotique parce qu’on a gagné 4 à 2, mais on a frôlé la correctionnelle au début du match. Montpellier est venu avec beaucoup d’audace et nous a mis en difficulté et a pu se créer de très grosses occasions. Forcément la défaite de mardi a laissé des traces.
On a peut-être un peu plus de marge en championnat mais si on avait rencontré un adversaire comme Milan on y aurait eu droit de nouveau. Après la réaction a été meilleure. On a modifié un peu notre organisation parce qu’on courrait un peu trop après le ballon.
Quelle est votre plus grosse satisfaction de la soirée ?
Le gros point de satisfaction c’est d’avoir marqué quatre buts, parce que ça n’arrive pas tous les jours. On a eu cette réussite et ce réalisme offensif. Après les deux que l’on prend, j’aurai préféré les éviter. Mais on va s’en satisfaire, surtout après le match de mardi parce que les joueurs ont bien réagi, d’autant que ce n’est jamais évident après les matchs de ligue des champions.
Le jeu produit par votre équipe était-il à la hauteur de vos attentes ?
On a eu un peu de mal à jouer au début. A part le but de Mamadou qui est une action individuelle, les buts ont été construits avec du mouvement, des passes, de la complémentarité et des enchainements. On est capable de jouer comme ça. Pas encore sur une longue période, mais ça vient aussi du fait que les joueurs ont besoin de se connaître. Il y a un vécu collectif qui est encore insuffisant pour prétendre tout bien maitriser. Mais par période, il y a des choses qui se sont bien enchainées et on va s’appuyer dessus.
La prestation de Lucho Gonzalez vous a-t-elle rassuré ?
Il ne m’a pas rassuré ce soir, je connais son potentiel. Il faut comprendre que peu importe le talent qu’il a, ça faisait six mois qu’il n’avait pas joué, il ne parle pas encore la langue, ses partenaires ne le connaissent pas. Il est dans un rôle où c’est compliqué, où il a besoin d’automatismes. Je suis content qu’il ait été aussi décisif ce soir devant le but, dans son activité et dans sa justesse technique. Je l’ai pris pour ça.
Je pense à Waddle dont on disait qu’il avait un sac sur le dos, Papin c’était « J’en peux plus ». J’essaie toujours de comprendre cette impatience. Ça peut conditionner les joueurs quand il y a du caractère et de la personnalité comme chez Lucho, mais sur d’autres ça peut avoir un effet contraire.
Je sais que maintenant quand on parle de Lucho, on l’associe aux 18 millions. Si ça avait été six ou huit on n’en parlerait pas. Mais voilà c’est Lucho Gonzalez, il a des stats, il a joué ailleurs avant, il connaît le haut niveau et la Ligue des Champions... J’espère qu’il pourra être aussi décisif qu’il l’a été ce soir.


















