Après avoir abordé la victoire face à Montpellier, Didier Deschamps s'attaque maintenant au championnat de France dominé actuellement par les grosses écuries.
En championnat, on voit que la course est déjà lancée, Paris Lyon et Marseille se tiennent en 2 points…
Les gros doivent tirer le championnat vers le haut, c’est l’élite. Si les grosses écuries ont des problèmes, d’autres arrivent à être performants. Mais c’est mieux de voir régulièrement les grosses équipes se battre pour les premières places et être sur la scène internationale car il y a une expérience à acquérir pour les compétitions européennes. Pour le moment, les trois sont là en haut. L’intention est d’y rester et d’occuper la première place. Mais il y a d’autres clubs comme Paris ou Rennes avec un gros potentiel. Au niveau comptable, il y a trois grosses équipes qui ont réussi à avoir de la régularité.
Ce rapprochement en tête vous fait-il dire que chaque erreur, chaque point que vous pourriez laisser filer se paiera comptant à l’heure de faire le bilan…
C’est une pression indispensable pour le haut niveau. Les joueurs ont besoin de ça, elle n’est pas négative. Plus on sera habitués, dans notre quotidien et dans les matches, à faire attention aux détails, plus ce sera bénéfique. Le Milan AC baigne là-dedans depuis des années… L’exigence et la difficulté du championnat permettent de s’habituer, de s’aguerrir et d’acquérir plus de certitudes lorsque ces équipes ont à jouer des matches sur la scène internationale.
La tendance des « gros bras devant » se retrouvent partout en Europe, en Angleterre, en Espagne et en Italie…
A l’étranger, cela a toujours été le cas. En Angleterre, le « Big Four » est toujours là, après seul l’ordre change. En Espagne, le Real et le Barça, ça a toujours été le cas. En Italie également. Prenons l’exemple de Manchester United, s’ils font une mauvaise saison, ils finiront troisièmes ou quatrièmes. Dans le championnat de France, un gros club peut finir dans la seconde partie du classement. Je ne vois pas un club du « Big Four », la Juve, l’Inter, le Milan AC, Le Barça ou le Real finir après la dixième place. Mais pour ces équipes, finir deuxième est déjà un échec.
Considérer la deuxième place comme un échec, c’est ce vers quoi doit tendre l’OM ?
L’OM doit se battre pour la première place. Entre la première et la deuxième, vous savez laquelle je choisis… Les deux premières places sont indispensables sur le plan économique et aussi sportif car jouer chaque année la Champions League est vital pour un club comme l’OM. La première place est synonyme de titre et cela fait longtemps à Marseille. Sur le plan international, les grandes équipes ne restent pas aussi longtemps sans gagner de titre. Cela peut durer quatre, cinq ou six ans mais quand on passe la dizaine d’années, c’est plus compliqué. Il y a aussi de l’adversité comme Lyon qui a dominé en étant vraiment au-dessus pendant des années. L’objectif est de se battre, comme l’an dernier, pour la première place jusqu’au bout en espérant franchir une place de plus.


















