Auteur de son meilleur match avec l'OM samedi contre Montpellier, Lucho Gonzalez annonce se sentir de "mieux en mieux" et veut s'imposer dans le jeu olympien.

«Dans le mouvement, un truc se crée à l’entraînement. Ses passes vont nous faire du bien. Parlez-en à Mamad’ ou à Brandao. Tout le monde apprécie ses petites passes sur une touche qui peuvent déstabiliser une défense. Et ce n’est qu’un avant-goût.» Le message est signé Edouard Cissé et vise Lucho Gonzalez, après la victoire sur Montpellier. Assez pour démontrer l’impact de l’Argentin lors de cette partie où il a brillé, marqué et fait marquer.
«J’étais surtout content de la performance de l’équipe. Quand l’équipe joue bien, les individualités peuvent se mettre en valeur, nous a confié l’intéressé en apôtre du collectif, ce mardi matin, c’était un bon match, on ne s’est peut être pas créé beaucoup d’occasions mais on a su concrétiser celles que nous avons eues.»
Au Vélodrome samedi, l’ancien de River a probablement lancé sa carrière olympienne. La fin d’une galère d’un peu moins de deux mois depuis sa fracture de la clavicule en amical. Bichonné durant ce laps de temps et titularisé au Mans il y a un peu plus d’une semaine, il avait connu des débuts difficiles. Logique pour son premier match officiel depuis avril dernier (et une blessure avec Porto en C1). Pas de quoi inquiéter un joueur tatoué d’expérience. «Je savais qu’il y avait une grosse attente pour mon premier match mais je me sentais bien. Je pouvais compter sur la confiance du staff technique et de mes coéquipiers. Il est évident que le manque de rythme a pesé dans mes jambes, ce qui est normal pour tout joueur qui reste longtemps dans l’impossibilité de disputer le moindre match» juge-t-il.
"Didier Deschamps a confiance en moi"

Déjà bien mieux quelques jours plus tard face à Milan, il se rappelle d’une partie où «le résultat n’a pas reflété pas la physionomie du match». Et d’ajouter : «C’est aussi ça la Ligue des Champions, nous avons de plus affronté une équipe qui a une grande histoire et qui a su convertir les quelques occasions qu’elle a eues.»
Et si Didier Deschamps a toujours défendu bec et ongle son joueur («quelqu’un qui a confiance en moi» dit Lucho), l’empressement qui entoure naturellement l’OM a suscité quelques doutes dans la presse sur l’apport de l’Argentin.
Là aussi, celui qui a connu l’Argentine et le Portugal ne s’en offusque guère. «Je ne fais pas attention à tout ce qu’il se dit. Je me concentre sur mon jeu afin de donner le maximum à l’équipe, estime-t-il, un joueur sait s’il a bien joué ou non. Après, dans le foot, tout le monde donne son avis sans avoir forcément tous les éléments mais il faut faire avec. Nous sommes des professionnels et ça fait partie du métier. On sait aussi que si tout va bien, on parlera de nous en bien.»
Sa prestation souveraine face à Montpellier est depuis passée par là. Passes à l’instinct, influence croissante dans le jeu et, en plus du reste, l’ouverture cristalline pour Cissé… et dire que ça ne va aller qu’en s’améliorant.
«Je veux surtout me montrer utile dans le jeu» dit-il avec cette humilité visiblement naturelle. D’autant qu’il se «sent à l’aise» en meneur de jeu dans le 4-4-2, lui qui était plus habitué à un poste de milieu droit. «Avec le temps, je me sens de mieux en mieux» conclut-il. Ca promet.

























