Après la défaite à Valenciennes, Didier Deschamps, a analysé en détail les raisons de ce revers. Et alors que Madrid arrivera vite, il sait que son équipe montrera autre chose en Espagne.
Didier Deschamps n’avait pas son plus radieux sourire samedi soir dans
les couloirs de Nungesser. Et le premier revers de son équipe en championnat
en était l’unique responsable. Mais si son OM a failli dans le
nord, le technicien a vite ciblé les lacunes, alors que le voyage à
Madrid se profile.
Au premier rang, l’engagement, la motivation, bref quelque soit le synonyme,
qui a manqué à sa troupe, a contrario de nordistes survoltés.
«Valenciennes nous a été supérieur
dans l’engagement et les duels, expliquait-il avec calme après
le match, et même s’il n’y a pas que ça
il faut que la technique, et tout ce qui va avec, fasse la différence.
C’est ça la base. On a été en dessous de ce qu’on
est capable de faire.»
Des ingrédients qui étaient pourtant bien présents dans
la tonique première demi-heure de la partie avant que les Olympiens soient
«plus dans la réaction que dans l’action»
selon leur coach qui affine l’analyse : «Valenciennes
avait beaucoup de détermination et d’agressivité.Ce qu'
il nous en a manqué ce soir.»
"Le haut niveau, c’est aussi savoir digérer"

Et l’aspect technique précédemment cité
est aussi passé au crible par l’entraîneur. A savoir les
coups de pieds arrêtés (deux buts valenciennois sont intervenus
par ce biais) : «C’était une de nos
forces même si, par rapport aux absences, l’équipe a perdu
un peu de puissance et de gabarit. Il est toujours embêtant de prendre
des buts dans les phases arrêtés où nous étions jusque
là efficaces.»
Particulièrement embêté par le jeu de son équipe
quand elle n’avait pas le ballon, il souligne aussi les espaces laissés
(«C’est un ensemble, ça peut être
ceux de derrière qui ne collent pas assez ou ceux de devant qui ne reviennent
pas assez» dit-il) tout en préservant de critique la volonté
offensive de l’équipe. Il tempère toutefois : «Mais
ce n’est pas tout, quand on n’a pas le ballon il faut penser à
l’équilibre et là, il n’y était pas.»
Ainsi décortiquée, la partie marseillaise à Valenciennes
n’est donc pas le meilleur préliminaire au match à Bernabeu
mercredi mais il est bien connu que le luxe de la compétition, lié
à l’ampleur de l’affiche, peut transfigurer un collectif.
«Ce sera un autre match, dans un autre contexte mais
il est évident que ce n’est pas l’idéal de perdre
ici avant d’aller jouer le Real Madrid. Mais le haut niveau, c’est
savoir aussi digérer avant un autre match différent face à
une équipe aux qualités que vous savez» remarque
Didier Deschamps qui ne se fie jamais au passé : «Avant
Milan, on avait gagné (au Mans 1-2) et ce n’est pas pour
autant que nous avons battu Milan…»























