Contre les Galactiques du Real, l’équipe de Didier Deschamps promet du respect mais certainement pas de la peur. La condition sine qua non pour réaliser un exploit à Bernabeu.
- REAL MADRID-OM
- Mercredi 30 septembre à 20h45 - Santiago Bernabeu
- Champions League - 2e journée (groupe C)
- Arbitre : Martin Hansson (Suède)
TF1


- Gardiens
- 30.
- Steve MANDANDA
- 40.
- Elinton ANDRADE
- Défenseurs
- 2.
- Garry BOCALY
- 3.
- Taye TAIWO
- 19.
- Gabriel HEINZE
- 22.
- Cyril ROOL
- 24.
- Laurent BONNART
- Milieux
- 10.
- Hatem BEN ARFA
- 12.
- Charles KABORE
- 17.
- Stéphane MBIA
- 18.
- Fabrice ABRIEL
- 28.
- Mathieu VALBUENA
- Attaquants
- 9.
- BRANDAO
- 11.
- Mamadou NIANG
ABSENT(S) :
- KONE (GENOU)
- HILTON (HANCHE)
- RIOU (COTES)
- M'BOW (CHEVILLE)
C’est un sommet vertigineux qui attend l’OM mercredi soir à Madrid. L’ascension qui s’annonce est aussi excitante que périlleuse. L’entraînement de veille de match, studieuse répétition des gammes, a immédiatement immergé les Olympiens dans ce grand bain.
Il est des stades qui n’imagent la grandeur des affiches que quand les gradins affichent complet et que résonne la ritournelle magique de la Champions League. Santiago Bernabeu fait partie d’une autre catégorie. La grandeur, majestueuse, de l’enceinte donnait déjà mardi aux Phocéens une idée métaphorique de l’immensité qu’ils affronteront mercredi.
En se mesurant au Real et à ses Galactiques, l’OM se retrouve au pied d’une montagne dont la hauteur semble insondable. Parce que lister les « hommes à surveiller » revient pratiquement à égrener un à un les joueurs de l’effectif de Manuel Pellegrini. Parce que dans ce contexte, cela n’avait rien d’une boutade quand le photographe du club, qui s’apprêtait à prendre le cliché officiel cette semaine, lança aux Merengue « souriez pour la 10e » (Ligue des Champions). L’étalage légitime et donc assumé d’ambitions. Elles inspirent le respect. Mais nous ne saurons trop conseiller de ne pas dépasser ce sentiment.
Pour faire l’exploit dont on veut croire les Marseillais capables, ceux-là ne doivent pas devenir les spectateurs du show Ronaldo-Benzema-Kaka. Ils ne peuvent laisser la crainte s’agripper à leurs crampons. « Peur ? Ce n’est pas un sentiment que doit avoir un joueur de football. Sinon, il vaut mieux ne pas jouer. Même si la chance est petite. Il faut se dire qu’il y a la possibilité de faire quelque chose de bien », écarte Didier Deschamps.
Une fois passées les premières minutes durant lesquelles le Real se plaira sans doute à tester le répondant marseillais, l’issue se déterminera peut-être dans ces fameux détails qui font et défont les exploits. Les Phocéens ont encore payé pour apprendre face à Milan. Un match contre l’équipe-événement de la saison ne serait-il pas le moment rêvé de prouver que la leçon a été apprise ?
L’entraîneur olympien a naturellement appelé ses troupes à une « concentration » qu’il veut maximale. Quand une erreur est fatale face à Valenciennes. Une demie faute peut être mortelle contre le Real.

En respectant ce plan de bataille, l’Olympique de Marseille peut créer la surprise. Habitués aux visites d’outsiders plus ou moins conquérants, les Madrilènes affichent pour l’instant une aimable assurance que l’on pourrait interpréter comme de l’indifférence. Et si c’était là, la chance à saisir pour les Olympiens ?
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et l'OM ?
Cela chatouille naturellement notre petit orgueil olympien, mais le moins que l’on puisse dire est que le Real, ses supporters et « sa » presse ne se font pas une montagne de la venue de l’OM. Pour simplifier, les « Merengue » en « ont vu d’autres » et le font, même involontairement, comprendre.
Le meilleur exemple est la conférence de presse de veille de match, mardi, de Manuel Pellegrini. A peine deux questions sur la rencontre de Champions League l’animèrent. Et elles furent posées par… les envoyés spéciaux marseillais. Les journalistes locaux préférant disserter sur l’animation offensive du Real, la victoire contre Tenerife, ou encore interroger le coach sur un manque de gestes d’affection de sa part à l’adresse de Cristiano Ronaldo à sa sortie du terrain samedi dernier.

MILAN VEUT FAIRE LA DIFFERENCE
Victorieux à Marseille voilà quinze jours (1-2), Milan voit dans la venue de Zurich mercredi soir à San Siro l’occasion rêvée de compléter son tableau de chasse. A l’arrêt en championnat (11e), les Rossoneri ont démontré au Vélodrome qu’ils savaient enfiler la tenue de gala en Ligue des Champions.
Surtout, ils aimeraient compter 6 points, et ainsi bénéficier d’un matelas confortable, avant de défier le Real Madrid lors des deux prochaines journées.
Pour les Suisses, qui ont tout de même fait douter quelques instants les Madrilènes en revenant à 2-3 (avant de s’incliner 2-5 sur le fil), il s’agira de démontrer qu’ils sont promis à une autre place que la quatrième.

Le Groupe : Le milieu français Lassana Diarra est blessé à l'épaule droite. C'est le forfait inattendu du Real. Guti, qui ne s'est entraîné qu'en gymnase mardi, ne devrait pas jouer, de même que Sergio Ramos.
Incertitude en attaque sur la titularisation de Raul, en balance avec Higuain selon la presse espagnole.
Gardiens : Casillas et Dudek
Défenseurs : Pepe, Ramos, Marcelo, Drenthe, Albiol et Garay.
Milieux : Gago, Diarra, Guti, Xabi Alonso, Kaká, Granero et Van der Vaart.
Attaquants : Cristiano Ronaldo, Benzema, Raúl et Higuaín.
Lisez aussi : "Les Galactiques, version 2", la présentation complète du Real Madrid (cliquez ici)

1C’est le nombre de fois où un club français a gagné à Santiago Bernabeu contre le Real, en sept matches. Ce succès remonte à 1994 et on le doit… au PSG. Les Parisiens s’étaient imposés 1-0 (but de Weah) en quart de finale aller de la Coupe de l’Uefa, avant de se qualifier au retour en faisant 1-1 au Parc.
A signaler, lors de ses deux visites à Madrid en 2005 et 2006, Lyon est reparti avec les deux seuls autres résultats positifs : deux matches nuls.

Si, défensivement, on fait un bon match et que l’on reste concentré, je pense que l’on peut réaliser un gros coup. Cela va être terriblement compliqué, mais j’ai entièrement confiance en ce que nous pouvons faire» (Fernando Morientes)























