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Real-OM : Le match en questions

L’ambiance à Bernabéu, la titularisation de Morientes, le courage des Olympiens et l'Espagne, pays où l'OM peine. Ce sont les questions du match.

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Comment était l’ambiance au stade Santiago Bernabéu ?
Même si le stade n’était pas plein, l’ambiance de ce match comptant pour la deuxième journée de Champions League était à la hauteur de l'événement. Bien évidemment avec un seul groupe de supporters, le Real et son stade Santiago Bernabéu ne peuvent pas se targuer d’avoir une atmosphère digne du stade Vélodrome par exemple où les chants sont légions et où les virages se répondent.

L’ambiance est donc plus guindée à Santiago Bernabéu. Le groupe « Ultras Sur » donne le ton et chante mais cela ne représente qu’une toute petite partie du stade ! Les actions dangereuses sont immédiatement commentées « à l’anglaise » par des encouragements, des applaudissements ou des sifflets si elles sont l’œuvre de l’équipe adverse. Les fautes suscitent aussi beaucoup de réactions de la part du public. Les buts font se soulever la totalité du stade qui semble véritablement décollé à ce moment-là. L'annonce de la victoire de Porto face à l'ennemi, l'Athlético, a également déclenché une immense joie chez les fans "merengue".

Du côté de l’OM, comme leurs joueurs favoris, les supporters n’ont rien lâché du début jusqu’à la fin. Même avant le match, avant de pénétrer sur la pelouse, ils faisaient l’ambiance aux abords du stade, bien encadrés par la police. Les supporters marseillais ont pu bâcher dans leur zone. La banderole du Commando Ultra, qui avait causé les incidents de l’année passée, était bien présente dans le stade mais la tête de mort était masquée. Pendant le match, tous les chants du Vél’ ont été passé en revue. Même à 3-0, ils ont poursuivi leurs encouragements et ont aidé l'OM dans une fin de match difficile.

Pourquoi Didier Deschamps a-t-il choisi de titulariser Fernando Morientes ?
L’ancien de la maison blanche, vainqueur de trois Champions League et de deux Liga avec le Real étaient premièrement extrêmement motivé par le fait de jouer face à son ancien club dans un stade où il a vécu les plus beaux moments de sa carrière. De plus, il a retrouvé le chemin des filets le week-end dernier à Valenciennes, preuve qu’il a comblé son retard au niveau athlétique à cause d’une préparation tardive. Ensuite, l’attaquant espagnol a conservé une excellente réputation en Espagne. Capable d’élever son niveau de jeu et d’ainsi retrouver son efficacité, il est craint. Il n’y a qu’à voir la nuée de journalistes présents à l’aéroport uniquement pour lui et les nombreux articles de presse parus dans les jours précédents la rencontre ou encore la véritable ovation que lui a réservé le stade Santiago Bernabéu lors de la présentation des équipes et plus encore au moment de son remplacement.

L’OM a-t-il été impressionné par le Real ?
Pas du tout à en croire l’entame de rencontre des Olympiens qui, malgré la liste de stars alignée par Manuel Pellegrini sur la feuille de match, n’ont pas hésité à aller au contact comme Lucho, Morientes, Mbia ou Heinze notamment. En phase offensive, les hommes de Didier Deschamps faisaient même  bien circuler le ballon mettant ainsi les Galactiques en difficulté.
La première incursion marseillaise dans la défense madrilène s’est ainsi soldée par un centre de Niang que Benoît Cheyrou, trop court n’a pas pu reprendre, tout comme Fernando Morientes, surpris justement par le fait que son équipier n’ait pas réussi à couper la trajectoire du ballon. Dès la récupération de la balle, ils étaient plusieurs Marseillais à se porter aux avant-postes pour tenter de faire la différence.
Les Olympiens n'étaient pas tétanisés par l'enjeu. Benoît Cheyrou a fait un petit pont sur Segio Ramos qui a été contraint de faire faute sur le milieu de terrain de l’OM. La première grosse occasion de la première période a été l’œuvre de Mamadou Niang dont le tir enveloppé au premier poteau fût repoussé par Iker Casillas.
Malheureusement en seconde période, le Real Madrid et ses "Galactiques", bien aidés par l'arbitrage, ont, comme contre Tenerife en championnat quelques jours auparavant, trouvé la faille et fait ensuite rapidement la différence...

L’Espagne est-il un pays maudit pour Marseille ?
Il faut croire que oui… En cinq matches sur le territoire espagnol, l’OM ne s’est jamais imposé. Sur le terrain du Celta Vigo (0-0, en quart de finale de l’Uefa 98-99), du Real Madrid (4-2, en Champions League 03-04), de La Corogne (5-1, en finale Intertoto 2005), de l’Athlético Madrid (2-1, en Champions League 08-09) et enfin, mercredi soir sur la pelouse, une nouvelle fois du Real Madrid…
Toutefois, ces résultats en terre ibérique n’ont pas tout le temps empêché l’OM d’éliminer son adversaire espagnol (Celta Vigo et La Corogne). On retiendra aussi, au rayon mauvais souvenir la défaite de l’OM face à Valence à Göteborg en finale de la coupe Uefa 2004.

A Madrid, F.R. - Photo : Y. Parienti et F. Rostain

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