Battus à Valenciennes et Madrid, les Olympiens, à l’image de Fabrice Abriel, veulent tirer le positif, notamment dans la première heure du match à Santiago Bernabéu, pour rebondir face à Monaco.
Comment évacuez-vous la défaite au Real Madrid ?
On travaille pour le prochain match comme à chaque fois. Les séances sont axées sur la récupération et psychologiquement, on essaie de se donner de l’oxygène avec des jeux ludiques sans forcément penser au résultat.
La défaite au Real est-elle plus facile à digérer que celle à Valenciennes ?
Oui, car le contenu n’est pas le même. Après Valenciennes, on se posait beaucoup de questions, après Madrid, on s’en pose encore mais ce ne sont pas les mêmes. On a quelques repères intéressants. On doit les garder et les répéter dans la durée. Il faut être plus constant.
Tout n’est pas forcément négatif dans une défaite. Après Valenciennes, il y a eu une prise de conscience. Et dans l’état d’esprit à Madrid, cela s’est vu notamment jusqu’au premier but..
Comment faites-vous pour vous relever aussi rapidement après deux défaites ?
On ne s’est pas encore relevé. On saura après le match contre Monaco si ces deux défaites sont véritablement oubliées. On s’encourage et certaines défaites peuvent être des déclics. Tout n’est pas forcément négatif dans une défaite. Après Valenciennes, il y a eu une prise de conscience. Et dans l’état d’esprit à Madrid, cela s’est vu notamment jusqu’au premier but. On sait que l’on ne sera peut-être pas récompensé tout de suite de ces efforts, il faudra donc continuer de les répéter le plus longtemps possible tout au long de la saison. Forcément, ça tournera dans le bon sens.
C’est dans un match comme celui de Madrid que l’OM grandit…
Si nous arrivons à conserver l’état d’esprit et à reproduire ce que nous avons réalisé sur la première heure, on saura ce qu’il ne faudra plus faire et on saura, par exemple, ne plus laisser passer notre chance lorsque l’on a la possibilité de tuer une rencontre. Nous avons réussi à construire le match en première période à Madrid. Dommage que l’on prenne des buts mais le scénario était bon.
Le match de Madrid vous permet-il de dire que l’OM est au niveau de sa poule ?
Le groupe est encore assez ouvert. On parle beaucoup d’efficacité dans les matches de Champions League, c’est pourquoi toutes les défaites ne sont pas négatives. Il faut répéter les bonnes choses en championnat car c’est en Ligue 1 que l’on pourra nous réarmer pour les prochaines rencontres de Champions League. Rectifier nos erreurs en championnat nous permettra d’être plus efficaces en coupe d’Europe.
Quelles sont vos consignes lorsque vous jouez dans le couloir droit ?
Je dois beaucoup travailler, je dois aider Laurent Bonnart défensivement, parfois il m’aide offensivement. Je peux rentrer dans l’axe si Lucho va sur la gauche. Je dois conserver une grande activité de jeu même si c’est sur un côté.
J’ai pensé à mon parcours depuis que je joue au foot. Etre titulaire à Madrid était une grande satisfaction qu’il fallait vite effacer en se mettant dans le bain.
C’était votre premier match en tant que titulaire en Champions League. Qu’avez-vous ressenti ?
J’ai pensé à mon parcours depuis que je joue au foot. Etre titulaire à Madrid était une grande satisfaction qu’il fallait vite effacer en se mettant dans le bain. C’était un grand moment !
Etiez-vous conscient d’avoir marqué des points avec votre prestation ?
Mon sentiment a été terni par le résultat. Mais dans le match, on sent si on est solide, si on fait bien ce qui avait été demandé ou si mes équipiers se sentent en confiance.
Le minimum serait de prendre quatre points contre Zürich.
Que pensez-vous de la défaite du Milan AC à domicile face à Zürich ?
Milan ne m’a pas impressionné en Ligue des Champions et ils sont fragiles en championnat. Même s’ils ont gagné à Marseille, ils ne se sont pas rassurés. Zürich a été une piqure de rappel. Cette défaite leur prouve qu’ils doivent travailler et élever leur niveau car tout ne va se faire comme ça. Au classement, cela pourrait nous favoriser, si et seulement si, nous battons Zürich.
Cela relance les Suisses et la double confrontation sera décisive…
En gagnant chez eux et chez nous, on pourra leur passer devant. Mais nous avons toujours zéro point et les journées passent… Donc les résultats des autres matches du groupe ne sont pas inquiétants mais ils ne sont pas encourageants. Cela nous oblige à faire un résultat chez eux et à les battre à domicile. Le minimum serait de prendre quatre points contre Zürich. On s’était imaginé ce scénario, on savait que ces deux rencontres seraient très importantes. Désormais, ils se mêlent à la bataille et peuvent battre le Real ou le Milan AC une nouvelle fois. C’est équipe ne calcule pas, elle joue crânement sa chance. C’est peut-être pas plus mal.
Nous avons l’obligation de répéter l’état d’esprit affiché à Madrid. Si on y arrive sur 90 minutes il y a de grandes chances que le résultat soit positif contre Monaco.
En championnat, l’OM a déjà cinq points de retard sur Bordeaux qui pourrait en avoir huit samedi soir en cas de victoire…
On sait très bien le retard que nous avons sur Bordeaux ou Lyon. Monaco arrive après deux défaites, c’est donc un tournant pour nous car à l’OM, nous ne pouvons pas nous permettre de faire une telle série négative. Dans la consistance, nous faisons de bonnes choses mais nous n’avons pas répéter les bonnes performances sur la durée d’où le retard de points et un certain manque de confiance.
Etes-vous inquiet de tirer ce bilan au début du mois d’octobre ?
Non, car en championnat nous sommes bien placés et il y a encore des matches à venir. A la fin du mois, on pourra faire un bon bilan. En Ligue 1, nous sommes dans le trio de tête et en Champions League, c’est encore très ouvert. Il faut que l’on bascule rapidement du côté positif.
Les deux dernières défaites vous obligent-elles encore plus à battre Monaco ?
Nous avons l’obligation de répéter l’état d’esprit affiché à Madrid. Si on y arrive sur 90 minutes il y a de grandes chances que le résultat soit positif. On a fait preuve de force. Des gens ont cru que l’on pouvait gagner. Installer le doute était déjà une bonne chose.
Que pensez-vous de l’AS Monaco et de son début de saison ?
C’est un adversaire de qualité que l’on a rencontré en match amical. On a d’ailleurs vu que ce n’était pas un amical… On sent la touche Guy Lacombe. Il faudra se méfier. C’est bien pour nous de rencontrer un adversaire de qualité rapidement après une défaite car on sera tout de suite dans le bain vu que Monaco viendra pour gagner.























