Sur le banc dimanche contre Monaco, Fabrice Abriel livre son analyse sur la défaite olympienne (1-2).
Souvent sur les pelouses avec l’OM depuis le début de la saison, Fabrice Abriel est, une fois n’est pas coutume, resté sur le banc dimanche contre Monaco. De fait, l’ancien Lorientais, eut un regard bien particulier sur la prestation de ses coéquipiers. Et dans un premier temps, comme la plupart des observateurs, il retient la première période «ratée» des Olympiens comme le jugeait le coach après le match.
«On a l’impression de n’avoir joué qu’une seule mi-temps. A ce niveau de la compétition, c’est sûr que c’est très difficile de revenir quand on est mené 2-0 à la pause» nous a confié Abriel. Et le milieu polyvalent d’apporter un début de réponse au pourquoi de ces difficultés marseillaises après l’entame. «On veut peut-être trop faire la différence, on veut absolument gagner, et on est un peu moins patient dans la construction, estime-t-il, là on fonctionne par à-coups et on veut absolument gagner, mais sans mettre les formes.»
L’impatience, l’envie de faire vite et bien, et un soupçon de précipitation… voilà peut-être une partie des raisons des maux de l’OM du week-end. Et, malgré l’handicap initial, ses collègues ont su trouver une meilleure carburation par la suite.
Le sursaut de la deuxième période face à l’ASM laisse, dès lors, de l’espoir sur le vrai visage de cet OM. «Une bonne réaction, une deuxième mi-temps intéressante lors de laquelle on est resté très haut dans leur terrain, juge Abriel, si on avait débuté le match avec cet état d’esprit, le score aurait été différent.»
L’analyse d’un soir du néo-olympien porte donc surtout sur le déficit dans les fondations : «Il faut que l’on soit solide au niveau des bases et que l’on se replace bien pour concéder le moins d’occasions possibles. C’est tout ce qui fait que l’on construit son match.» Autant d’éléments à prendre en compte. Mais, que le coach avait déjà amplement relevé dimanche au Vélodrome.














