S’ils ont marqué le PSG durant leurs passages respectifs dans la capitale, Gaby Heinze et Edouard Cissé ne se montrent pas vraiment perturbés à l’approche du «Clasico». Mieux, ils livrent des conseils.

Déjà présents dans les années 90, accrus dans les années 2000, les passages de joueurs entre Marseille et Paris alimentent chaque année la chronique quand arrive un OM-PSG. Si cet été, aucun transfert n’a été à signaler entre les deux maisons, l’OM s’est enrichi de deux anciens parisiens réputés mais qui ont voyagé dans l’intervalle à travers l’Europe (Angleterre et Espagne pour l’un, Turquie pour l’autre) : Gaby Heinze, idole du Parc de 2001 à 2004, et Edouard Cissé, qui porta sept saisons le maillot francilien, vivront dimanche leur premier «Clasico» du côté olympien.
Alors quand on parle de ce match à Heinze, il tranche très vite. Un peu comme sur un terrain. Franc et direct. «J’ai toujours dit mes sentiments pour le PSG, je ne m’en suis jamais caché, prévient-il, je suis clair, je le dis à tout le monde mais maintenant je défends les couleurs de Marseille, c’est mon club et je ferai tout pour que l’OM gagne ce match.» Dit comme ça, il est difficile de lui faire des reproches.
Avec un parcours plus saccadé dans la capitale (parsemé de trois prêts) et malgré son septennat en rouge et bleu, Cissé aime moins évoquer le choc mais il consent à dire : «Ce sera mon premier «Clasico» sous les couleurs de l’OM. Nous avons conscience de l’enjeu du match. Dans la semaine, on a beau se dire que c’est un match comme les autres mais une fois que l’on se retrouve sur la pelouse, tout change.»
Heinze : «Real-Barcelone, Boca-River c’est comme Marseille-Paris, ces sont des classiques et le resteront toujours»
Didier Deschamps, qui connaît bien les deux hommes et qui a joué tant de OM-PSG ne s’inquiète pas vraiment de l’impact de l’affiche sur ses deux protégés. «Ce sont deux joueurs expérimentés, explique-t-il, pour Gaby, je n’ai aucun doute, ce sont des choses qui lui passent au-dessus de la tête. Et pour Edouard aussi, il a eu de bons moments et des moins bons à Paris, et il a aussi connu beaucoup d’autres clubs.» Et d’ajouter : «Ca se joue au Vélodrome ce qui est probablement moins problématique, le retour au Parc sera peut-être un peu plus particulier pour eux.»
Pas vraiment perturbé par la chose, le défenseur argentin de l’OM qui a joué et gagné beaucoup de ces matches (il était à Paris durant la série noire pour l’OM et les huit défaites d’affilée), peut aussi être un témoin de premier choix sur la manière de jouer un classique. «Tous les derbies et tous les «Clasicos», c’est avant tout collectif. Ce sont des matches trop physiques, trop serrés et on ne peut gagner que par le collectif. A l’époque, Paris faisait un gros travail collectif pour battre l’OM. Que les onze joueurs travaillent tous ensemble et donnent un coup de main aux copains. Dans ce cas, il n’y aura pas de problèmes» conseille-t-il.
Et lui qui a connu des Real-Barca ou des MU-Liverpool met un OM-PSG au même plan. «Real-Barcelone, Boca-River c’est comme Marseille-Paris, ces sont des classiques et le resteront toujours, estime-t-il, quelque soit les pays, c’est le match qui arrête tout le pays qui regarde cette rencontre. Certains sont pour Marseille, d’autres pour Paris mais tout le monde l’attend. En Espagne, en Angleterre, au Portugal, en Argentine… c’est pareil.»
Utile avant le 72e match entre les deux formations. Et aucun des deux anciens de l’autre rive n’a d’autre idée qu’une victoire dimanche au Vélodrome. «Nous avons effectué une belle semaine, et pour qu’elle soit parfaite, nous devons gagner contre Paris» espère Cissé alors que Heinze annonce : «Ce que je veux, c’est que mon meilleur souvenir d’un OM-PSG soit celui de dimanche.»
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