Dimanche, sur le terrain, sur le banc et dans la tribune présidentielle, plusieurs Olympiens et Parisiens vivront leur premier OM-PSG.
Les présidents
Deux nouveaux capitaines sont à la barre pour ce premier Clasico de la saison. Deux présidents issus du monde des médias, qui ont de fait suivi, couvert et baigné dans ce contexte passionné des OM-PSG dans une autre vie, dans une autre fonction. Ce qui les informe de la signification particulière que revêt l’opposition entre les deux équipes.« J’ai hâte d’y être », s’impatientait cette semaine Robin Leproux dans le quotidien « Aujourd’hui en France ». En écho, et dans les même colonnes, Jean-Claude Dassier avouait : « En général, c’est la veille des matches que mon estomac se noue. Là, il va se nouer plus fort car c’est une rencontre que je ne veux absolument pas perdre ». Et le président de l’OM de préciser le fond de sa pensée : « C’est un match à part, chargé d’histoire et de rivalités. C’est bon aussi, pour le foot, qu’il y ait deux ou trois grands clubs qui s’engueulent. Mais l’explication doit avoir lieu sur le terrain ». Manière de dédramatiser un contexte, hors-champ, toujours explosif.
Les entraîneurs
Il faut se rendre à l’évidence, Antoine Kombouaré a d’autres chats à fouetter que de verser dans l’émotion avant sa première sur le banc lors d’un OM-PSG. L’ancien défenseur parisien, qui a subi de plein fouet la domination olympienne du début des années 90, n’a jamais connu la victoire sur le terrain du Vélodrome en tant que joueur. On aura du mal à lui souhaiter un meilleur sort en tant qu’entraîneur.Son homologue Didier Deschamps, qui œuvrait à la même époque, n’a lui vécu que des victoires. Mais il ne se laisse pas non plus prendre par les sentiments avant de conduire sa formation dans son premier « clasico » : « Ce n’est pas un match que j’attendais particulièrement. Dans le calendrier, j’ai d’abord regardé notre mois d’août puis d’autres matches comme Paris effectivement ou Monaco », explique-t-il.
« Malgré tout, ça reste des Marseille-Paris ou Paris-Marseille avec la rivalité que l’on connaît tous et qui est entretenue encore aujourd’hui. Ca restera toujours comme ça, quoiqu’il arrive et quelque soient les résultats des deux équipes.»
Les joueurs
L’OM a recruté de manière conséquente cet été. Le PSG moins. Aussi, et selon les équipes alignées dimanche, les baptêmes du feu seront peut-être plus nombreux dans le onze marseillais. Heinze et Cissé pourraient ainsi vivre leur premier Clasico dans « l’autre camp ». Avec (qui sait ?) peut-être la même veine que Lorik Cana, auteur du but vainqueur en 2005 après avoir troqué son maillot rouge et bleu pour le ciel et blanc.Pour des Abriel, Lucho, Diawara, Mbia, Coupet, Jallet ou Erding ce serait par contre une vraie première. Même si la plupart ont vécu, ailleurs, d’autres chocs et d’autres intensités.
Aux Marseillais encore néophytes, Benoît Cheyrou n’a qu’une recommandation : « Il ne faut surtout pas trop en faire, n’y trop y penser. C’est surtout un match à jouer. »
Dans cette soirée des premières, le sifflet sera en revanche dans la bouche d’un habitué, Laurent Duhamel. Ce sera son 4e. Il était l'an passé au sifflet lors du succès parisien au Vél (2-4), mais aussi pour la finale de la Coupe en 2006 (perdue 1-2), et pour la victoire olympienne en 2002 à Marseille (1-0).

































