Sur le plateau d’OMtv lors de «Un jour à l’OM» ce lundi, le directeur général du club, Antoine Veyrat, a demandé des réponses aux questions qu’entraîne le report d’OM-PSG et il entend bien que l'OM soit dédommagé.
Antoine, comment avez-vous vécu cette journée de dimanche qui a vu le report de dernière minute d’OM-PSG ?
Mal, comme tous les Marseillais et tous les supporters de l’OM. Nous avions commencé la journée avec des certitudes et nous avions préparé un match qui s’annonçait sympathique dans des conditions agréables car il faisait très beau sur Marseille. A midi, l’information est tombé selon laquelle Jérémy Clément avait bien la grippe A, ce que l’on savait depuis mercredi déjà. Ce n’était donc pas nouveau mais les choses se sont très vite emballées. Il y a eu des coups de fil dans tous les sens et la Ligue annonce le report du match à 14 heures… C’est alors une totale incompréhension. Comme tout le monde, on ne souhaite pas alimenter la polémique mais nous sommes obligés de dire les choses quand on ne les comprend pas. L’OM et Marseille sont les premières victimes. La ville et le club ont été pénalisés de manière forte.
Nous ne comprenons pas ce revirement du samedi au dimanche. Qu’est ce qu’il s’est passé ? D’autant que Clément allait mieux car il était en phase de guérison ? Ce sont des questions auxquelles nous n’aurons malheureusement sans doute pas de réponse et c’est désagréable pour nous.

Invité sur le plateau de «Un jour à l’OM» sur OMtv ce lundi, le directeur sportif, José Anigo a fait savoir, qu’après le refus de la Ligue de jouer mercredi, l’OM souhaitait qu’OM-PSG se joue en février.
«Comme Didier Deschamps l’a expliqué dimanche, ce ne sera pas possible le 2 décembre car nous avons trop de matches à jouer et le 28 novembre, France-Nouvelle-Zélande se joue au Vélodrome avec une pelouse qui sera du n’importe quoi et en janvier il y aura la CAN (du 10 au 31/01/10 en Angola) qui nous fait perdre quatre joueurs, a-t-il déclaré, le seul moment que nous retenons est donc le mois de février. Le président et l’ensemble du club souhaitent donc février et pas avant.»
Ce lundi après-midi, le LFP a fait savoir que le match ne se jouerait pas mercredi contrairement aux souhaits de l’OM et qu’une décision sera prise ce jeudi, comment l’avez-vous ressenti ?
C’est une déception car c’était clairement la meilleure date pour nous. Dans le communiqué de la Ligue, il est dit parmi d’autres arguments que Paris ne peut pas voyager mardi en vertu du principe de précaution. C’est étonnant quand on sait qu’ils ont pu voyager hier soir (dimanche) pour retourner sur Paris. Nous pouvons comprendre que Paris soit diminué sportivement et qu’il y ait des problèmes d’équité. On aurait eu l’élégance de ne pas jouer contre une équipe diminuée mais ce qu’on ne comprend pas, c’est la logique dans tout ça. Est-ce que le match a été reporté car l’équipe aurait été diminuée ou alors parce qu’il y a un risque d’épidémie ? Cela ajoute à notre sentiment de colère.
Le PSG annonce qu’il remboursera intégralement ses supporters qui ont fait le déplacement, quelle sera la ligne de conduite de l’OM ?
Tout d’abord, les supporters doivent savoir que leurs billets pour le match de dimanche restent valables. Il faut les garder car le match n’est pas annulé mais reporté. Les heureux possesseurs doivent donc les conserver précieusement. Nous attendons encore que la nouvelle date soit fixée mais, concernant les déplacements, c’est plus délicat pour nous que pour le PSG. Je ne veux pas dire que leur responsabilité est engagé mais, s’ils ont réussi l’exploit d’avoir les résultats d’examens médicaux au bout de 24h là où il faut plutôt 48h, je pense que dans cette urgence, il y avait chez eux un peu la volonté de reporter ce match. J’ai du mal à penser autrement. Alors qu’ils se sentent un peu responsables vis-à-vis de leurs supporters, je peux le comprendre.

Evidemment, nous allons essayer de nous retourner. Mais nous sommes dans un milieu où l’on parle avec les instances et nous allons discuter et proposer avant de se lancer dans le rayon juridique. Il ne faut pas oublier que nous sommes les victimes. Dieu sait combien Didier Deschamps, le staff et les joueurs avaient envie de jouer ce match. Ils se sentaient bien, ils se sentaient forts. Alors, en tant que victime, il est normal d’avoir un dédommagement.

































