Contre Paris, le défenseur argentin a fait son retour dans l’axe de l’arrière-garde, il a marqué le but de la victoire face à son ancien club et il a été décisive autant défensivement qu’offensivement.
Retour dans l’axe
Cela faisait un mois et demi que Gabriel Heinze n’avait plus évolué dans l’axe de la défense marseillaise. La dernière fois, le 4 octobre pour la venue de Monaco au stade Vélodrome, l’OM avait pris deux buts et s’était incliné. Lors de la journée suivante, Lucho et Heinze n’avaient pas pu faire le voyage à Nancy car les deux Argentins revenaient à peine d’un long voyage avec leur équipe nationale. Souleymane Diawara étant en reprise à cette époque, Didier Deschamps avait aligné Hilton et Mbia à Nancy. Depuis, le défenseur argentin a toujours été titularisé sur le flanc gauche de l’arrière-garde olympienne (deux fois contre Zurich, contre Toulouse et à Lyon).
Vendredi contre Paris, Gabriel Heinze a retrouvé l’axe après donc quatre matches à gauche. Un retour gagnant puisque, associé à Souleymane Diawara, la défense n’a pas pris de but ce qui n’était plus arrivé depuis le déplacement à Zurich.
Heinze : «L’important ce sont les trois points de la victoire»
Au lendemain du succès dans le Clasico, le défenseur argentin a le triomphe modeste. «Pour moi, le but est un fait de jeu. L’important ce sont les trois points de la victoire acquis au Vélodrome et ça fait du bien. Après le match de Lyon, le coach n’était pas très content. On a fait des erreurs et il était important pour toute l’équipe de ne pas prendre de but. C’était la première fois que je jouais contre Paris mais il n’y a plus personne de mon époque. OM-PSG, c’est le match le plus important de l’année pour les supporters».
Gabriel Heinze est venu garnir la longue liste des joueurs qui marquent et qui gagnent contre leur ancien club. Bien évidemment dans le registre du Clasico, on pense à Lorik Cana, buteur de la tête également, avec le même numéro dans le dos et pour le même résultat final en octobre 2005 au stade Vélodrome. Wilson Oruma, en septembre 2005, avait permis à l’OM de repartir de Sochaux, son ancien club, avec la victoire. Chose qui n’était plus arrivée depuis quatorze ans. Contre le PSG, Fabrice Fiorèse, fraîchement arrivé à Lorient, avait permis aux Merlus de s’imposer, 3-2, au Parc des Princes. « FF » avait inscrit un doublé ! Bref, la liste est longue et fonctionne dans tous les sens…
Lorsqu’ils affrontent leur ancien club, les joueurs ont en général plus de hargne, de détermination, de combativité. Ils veulent prouver que les dirigeants ont eu tort de se séparer d’eux ou qu’ils ont eu raison de partir vers d’autres horizons. Ils gardent également de bonnes relations avec leurs ex-partenaires et ils n’ont pas envie de se faire chambrer en cas défaite et préfèrent largement les chambrer après un succès…

Défense décisive
La défense marseillaise a été déterminante, vendredi soir au stade Vélodrome contre le Paris Saint-Germain. D’un côté, elle n’a pas pris de but. Et Gabriel Heinze a apporté sa pierre à l’édifice en s’interposant deux fois devant Erding et face à Sessegnon. D’un autre côté, c’est également la défense qui a marqué l’unique but de la rencontre. Sur le coup franc de Fabrice Abriel, Souleymane Diawara se jette sur Gabriel Heinze qui est le dernier à toucher le ballon et à la projeter hors de portée de Grégory Coupet.
Le défenseur argentin n’est pourtant pas un habitué du classement des buteurs. Son but de vendredi est son premier de la saison en Ligue 1 alors qu’il avait déjà trouvé à deux reprises le chemin des filets en Champions League (contre Milan et à Zurich). Avec Paris, par exemple, en trois saisons, il n’avait marqué que quatre fois parmi l’élite. Bref, en marquant des buts décisifs et en étant essentiel dans la défense marseillaise, Gabriel Heinze est devenu une pièce maîtresse, à gauche ou dans l’axe, du jeu marseillais.

































