L’équipe de Didier Deschamps s’est dotée cette saison d’une arme efficace : les coups de pieds arrêtés. Une arme qui permet aux Olympiens de déverrouiller n’importe quelle situation en apparence bloquée.
«En moyenne les grandes équipes marquent chaque année 20% de leurs buts sur coup de pied arrêtés», déclaration d’Arsène Wenger le technicien d’Arsenal au détour d’un commentaire sur TF1 la saison dernière. Aujourd’hui l’Olympique de Marseille en est déjà à 39% (soit 12 sur 31 buts toutes compétitions confondues). Un pourcentage élevé certes, mais qui est loin d’être le fruit du hasard. En effet Didier Deschamps, en fin observateur du football, s’est rendu compte ces dernières saisons que beaucoup de grandes équipes remportaient des trophées grâce à des victoires obtenues très souvent sur coup de pied arrêtés. Bordeaux la saison passée avec plus de 35% de ses buts marqués sur des coups francs ou des corners en est le parfait exemple
Du coup on peut fort logiquement penser que le recrutement très athlétique effectué par les dirigeants olympiens au mercato a été fait aussi pour renforcer ce secteur-là avec les arrivées de Souleymane Diawara, Gabriel Heinze ou encore Stéphane Mbia.

Corner de Fabrice Abriel pour une reprise de Brandao et l'OM mène 4-2 à Lyon.
Mais pour placer des têtes victorieuses ou être tout simplement dangereux, comme le sont les Marseillais à chaque fois qu’ils sont présents dans la surface de réparation adverse, il faut de bons tireurs de coups de pieds arrêtés. L’Olympique de Marseille en possédait déjà un avec le gaucher Benoît Cheyrou. Le voilà doté désormais de son pendant droitier Fabrice Abriel. Le Réunionnais qui monte en puissance dans l’animation du jeu, démontre également des talents de passeurs décisifs sur toutes sortes de phases de jeu statiques. Le milieu de terrain olympien en ait déjà à 6 passes décisives lors des 3 dernières rencontres, dont la dernière en date face au Paris S-G. Un but qui symbolise à lui tout seul, la nouvelle arme que possède les Marseillais dans leur armurerie sportive : celle de pouvoir débloquer n’importe quelle situation et ce à n’importe quel moment d’une rencontre.
Pour trouver des exemples, inutile de mettre en route la machine à remonter le temps. Face au FC Zurich lors du match retour au Stade Vélodrome, il a suffi de deux coups de pieds arrêtés bien tirés par Fabrice Abriel dans les dix premières minutes de jeu, pour permettre aux Olympiens de mener rapidement au score et par la même occasion de changer la physionomie de la rencontre. Cette séquence de jeu arrêtée, bien maîtrisée par les Phocéens, oblige du coup les adversaires à défendre avec prudence, afin d’éviter de s’exposer à des coups francs qui en apparence paraissent inoffensifs, mais qui rapidement peuvent se transformer, par le talent des tireurs et surtout par la présence athlétique des grands gabarits marseillais (Diawara 2 buts, Heinze 3 buts), en véritables occasions de but.

Coup franc de Cheyrou pour la tête de Heinze qui trompe le portier milanais.
Voici donc un atout de plus dans le dispositif mis en place par Didier Deschamps. Voilà donc une corde supplémentaire à l’arc olympien, en espérant que la flèche du titre touche le mille du championnat de France en fin de saison.

































