Après la défaite à Lens dans les dernières secondes, l’OM, à l’image de Laurent Bonnart, veut relever la tête dans le derby contre Nice.
Ce Nice-OM représente-t-il un vrai derby ?
Oui, c’est un match avec un public niçois qui est assez chaud et recevoir Marseille c’est toujours particulier. C’est une bonne ambiance de football à l’extérieur qui doit nous donner une motivation supplémentaire pour nous sublimer. A nous de répondre présent sur le terrain. C’est un derby du sud car les deux villes sont proches mais au bout il y a toujours trois points. On fait la part des choses, c’est plus électrique dans les tribunes même si ça se passe bien en général.
Nice reste sur quatre victoires à domicile, ce qui est la preuve que, quand ils sont à leur niveau, ils peuvent battre tout le monde.
Après la défaite, avez-vous une obligation de résultat plus importante ?
Elle est présente tout le temps à tous les matches que l’on soit dans une dynamique positive ou négative. Il n’y a pas de différence après le match de Lens, on va préparer Nice pour gagner et amener une constance plus régulière dans nos résultats. Après Paris et Milan, il est dommage d’avoir rechuté mais on va essayer de corriger ça. On a besoin d’être régulier car il y a six matches à enchaîner. Il faut prendre le maximum de points afin que le groupe vive une émulation positive.
Que pensez-vous de l’équipe de Nice ?
Ils ont eu un début de saison difficile. Ils ont été dans une spirale négative dont il est toujours difficile de sortir. Mais vu l’effectif, ils peuvent encore mieux faire. Ils restent sur quatre victoires à domicile, ce qui est la preuve que, quand ils sont à leur niveau, ils peuvent battre tout le monde. Ce sera un gros duel. A nous d’être au niveau dans l’engagement et dans l’abnégation, ensuite l’écart technique et collectif devrait, je l’espère, faire la différence.
La présence ou non de Loïc Rémy est-elle déterminante ?
Elle n’est pas déterminante car s’il est absent, il sera remplacé. Mais effectivement, il est important dans le système, il peut faire la différence à tout moment. Tant mieux pour nous s’il n’est pas là, dans le cas contraire, il faudra mieux défendre sur lui.
Est-ce plus délicat de préparer un match alors qu’il y a une rencontre décisive contre le Real quelques jours plus tard ?
Non, on est habitués à jouer tous les trois jours. Nice est important car c’est le prochain match. Ensuite, on aura deux jours pour préparer Madrid. Pour nous, il n’y a que Nice. On est prêts pour ce match et après on bossera pour le Real, et ainsi de suite. On a un groupe étoffé pour répondre aux échéances.
C’est dommage de perdre à la dernière minute, c’est cruel mais on doit savoir se serrer les coudes et ramener au moins un point quand on peut le faire.
La position de l’OM au classement est-elle inquiétante ?
On préférerait être devant… Mais si nous sommes là, c’est que nous le méritons. Il y a des matches, comme à Lens, où nous n’avons pas pu produire le jeu escompté. C’est dommage de perdre à la dernière minute, c’est cruel mais on doit savoir se serrer les coudes et ramener au moins un point quand on peut le faire. On ne va pas vivre dans les regrets. On est à six points et le match en retard contre Sochaux n’est pas gagné. Mais vu ce que font les autres, on a de l’espoir mais on n’a plus le droit à l’erreur. Je doute que les clubs devant nous réalisent encore d’autres contre-performances. Mais il faut déjà rattraper notre retard. En tout, ce sont onze mois de compétition, c’est très long et nous avons une grosse marge de progression. On peut faire beaucoup mieux et nous avons besoin de résultats positifs pour emmagasiner de la confiance.
Mais on a vu la saison dernière que les équipes lâchent peu de points en route, notamment sur la fin et qu’il vaut mieux être devant…
Les points que l’on perd, si on les met bout à bout, feront la différence à la fin de la saison. L’an passé, le sprint a été féroce entre Bordeaux et nous. Nous avons fait un parcours exceptionnel et Bordeaux a fait quelque chose d’extraordinaire. Tout le monde perd des points en route. On ne peut pas revenir en arrière et il faut construire notre avenir. Ca commence samedi à Nice.
On a encore une chance de passer en Champions League mais on doit surtout être plus régulier dans le contenu et dans le résultat.
Comment expliquez-vous la différence d’écart entre le jeu produit à Lens et à Milan ?
Chaque match a sa vérité. Milan ce n’est pas Lens et dans l’engagement, dans les courses, c’était différent. Dans mon couloir, j’ai eu plus de liberté contre Milan, Lens était à 110% et n’a rien lâché. Ce n’est pas toujours évident de se relancer trois jours après un gros match. On ne peut pas comparer les deux rencontres. On aurait pris un point, cela aurait été une satisfaction.
Selon vous la qualification en Champions League passe par une victoire 3-0 contre le Real ou par une performance de Zurich contre Milan ?
Il faudrait que les deux arrivent, ce serait le mieux. Ce sera très difficile. Il faut bien se préparer pour gagner notre match. On a encore une chance de passer mais on doit surtout être plus régulier dans le contenu et dans le résultat. A Milan, nous avons prouvé que nous étions capables de faire quelque chose contre une grosse écurie. On donnera le maximum avec tout le groupe. Si nous sommes efficaces et que cela nous sourit, on pourra peut-être passer.
Il faudra compter sur un contexte à part pour gagner 3-0 contre le Real ?
On aura besoin de notre public et il faudra mettre de la folie car il en faudra pour mettre trois buts au Real. Mais on verra, on va peut-être souffrir dans les dix première minutes avant que le match ne rebascule. C’est difficile à dire mais il faudra se lâcher sans commettre d’erreurs car elles se paieront cash. De la folie, oui, mais sans se mettre en danger derrière.


















