Si les choix du coach à Montpellier ont été contestés, il entend encore adapter son équipe aux circonstances du moment. Et les retours dans l'effectif l'aideront en cela.
Un déficit de «détermination», «une expression collective moins performante» ou «être plus compétiteur face à l’adversité», Didier Deschamps a égrené sans fard ce lundi ce qui n’avait pas fonctionné dans l’Hérault samedi. Et parmi les griefs étalés ici et là suite à la défaite à la Mosson, les choix du coach sont souvent revenus et ont été débattus.
Face à la presse, le principal intéressé ne s’est pas offusqué des critiques. «Mon métier et ma position veulent ça, a-t-il précisé, je fais des choix par rapport au rythme et à la cadence des matches, ces choix sont fait pour que l’équipe soit plus performante, par rapport à ce qu’elle est capable de faire et à l’adversaire.»
L’une des interrogations majeures était de savoir pourquoi l’équipe en verve face à Lille n’avait pas été relancée à Montpellier : «C’est une analyse mais rien ne garantit que le résultat aurait été meilleur avec l’équipe qui a joué contre Lille, répond-t-il, que j’ai tort ou raison… Peu importe, mon job est de faire des choix.»
Dont acte et l’entraîneur marseillais ne compte certainement pas changer son mode de fonctionnement.
Les paramètres qui entrent en jeu dans ses décisions l’amèneront probablement à encore devoir trancher. Et cela sans forcément tenir compte des performances passées : «Il n’y aura pas de choix sanction. Faire des choix, ça m’arrive et ça m’arrivera encore et cela même si un joueur a été bon au match d’avant.»
Le poids de Brandao
Les caractéristiques de Toulouse avec son collectif dense et balèze entraîneront de fait des réajustements mercredi en 1/2 finale de coupe de la Ligue. Mais, et c’est là que la donne pourrait changer, l’effectif olympien retrouve peu à peu plus de solutions. Si les Africains (Mbia, Koné, Kaboré et Taiwo s’il rentre à temps) viennent étoffer chaque secteur de jeu, c’est en attaque que de nouvelles munitions arrivent.
Brandao devrait être apte tout comme Morientes. Le Brésilien, souvent conspué, a montré par son forfait samedi qu’il était bien utile face à des défenses regroupées. «Son absence est un problème» avait prévenu le coach la semaine dernière. Le directeur sportif José Anigo l’avait aussi beaucoup regretté dans les couloirs de la Mosson après le match : «Quand il n’est pas là, on a une arme de moins sur le combat physique et sur l’impact. Il est utile à l’équipe. Le jour où tout le monde le comprendra, ce sera bien pour tout le monde et surtout pour lui car il a besoin d’encouragements.»
Il devrait être là au Stadium mercredi avec en ligne de mire une finale au Stade de France. Pour y arriver, le coach choisira encore et il aura le choix.














