L’ambiance à l’Estadio da Luz, l’équipe olympienne, la main de Vata, l’accueil réservé à Lucho et les supporters olympiens. Ce sont les questions de ce huitième de finale aller d’Europa League face au Benfica.
Comment était l’ambiance à l’Estadio da Luz ?
Même si le stade n’était pas plein, l’ambiance était tout de même digne d’une grande soirée européenne. A la manière des Anglais, le stade semble vide durant de longues minutes avant le coup d’envoi avant de se remplir dans les cinq dernières minutes. Malgré tout, l’atmosphère est très vivante pendant l’échauffement. La sono transforme l’enceinte lisboète en boîte de nuit à ciel ouvert avec tous les derniers tubes rock, dance et techno du moment. Mais le clou de l’avant-match reste bien évidemment le show de l’aigle Victoria, le symbole du club. Il décolle du haut de la tribune opposée dans un tonnerre d’applaudissements avant de faire plusieurs tours au-dessus des tribunes. Ils se posent ensuite devant la tribune principale sur un pupitre représentant le logo du Benfica. Le public de la «Luz» adore ça et les applaudissements redoublent.
Avant l’entrée des deux équipes, la sono résonne d’un air de Fado, la musique traditionnelle du Portugal. Les spectateurs tendent leurs écharpes et chantent sur cette musique. On a vraiment l’impression d’entendre une seule et même voix… Impressionnant.
A l’entrée des joueurs, le stade entier crie «Benfica ! Benfica !». Avec le toit, le bruit est assourdissant tout comme les sifflets à l’encontre de l’équipe adverse pendant la rencontre.
Comme au stade Vélodrome, les deux virages se répondent et les chants résonnent. Malgré les nombreuses places vides, l’ambiance était à son maximum dans cette magnifique arène couverte dédiée au football. Notamment après l'ouvertue du score de Maxi Pereira. Le stade s'est soudain mis à exploser, les tribunes vibraient et les chants se sont multipliés jusqu'au but égalisateur qui a mis un froid sur la "Luz".

Quelle équipe a aligné Didier Deschamps ?
Pour ce match aller d’Europa League contre Lisbonne, l’entraîneur marseillais a fait confiance à l’équipe qui a joué contre Lorient, sauf au niveau de l’attaque qui a été entièrement remaniée. Mathieu Valbuena et Hatem Ben Arfa titulaires en championnat étaient sur le banc au coup d’envoi au Portugal. Brandao a retrouvé sa place en attaque aux cotés de Niang. Le Sénégalais et le Brésilien étaient aidés sur la droite par Fabrice Abriel qui allait souvent se replacer au milieu pour aider au travail défensif.

La main de Vata est-elle toujours dans les esprits ?
La veille de la rencontre, les deux entraîneurs avaient, de concert, affirmé que seuls la presse et les supporters pensaient encore à l’épisode de la main de Vata en avril 1990 et l’élimination de l’OM en demi-finale de Coupe des Champions par le Benfica Lisbonne. Et ils avaient raison, les interviews de Vata se sont succédées dans la presse française et portugaise. Mais effectivement, les supporters s’en souviennent aussi, notamment à Lisbonne. On a ainsi pu voir une banderole « Obrigado Vata » (Merci Vata) peu avant le coup d’envoi de la partie…

Quel accueil a été réservé à Lucho ?
Lucho Gonzalez a porté durant quatre saisons le maillot de l’ennemi juré du Benfica, le FC Porto, remportant quatre titres nationaux. Les supporters lisboètes avaient donc une dent contre le milieu argentin. Dès la composition de l’équipe de l’OM par le speaker, un seul nom a véritablement été sifflé… Celui de Lucho. Pendant la rencontre, à chaque fois qu’il touchait le ballon, le public de l’Estadio da Luz se défoulait sur le numéro 8 de l’OM. Il a été tout particulièrement hué lorsqu’au quart d’heure de jeu il manquait une occasion à quelques mètres du but ou juste avant la pause quand son tir frôlait le poteau de Julio Cesar.
Malgré son histoire avec le FC Porto, certains spectateurs avant confectionné des pancartes demandant au milieu argentin de l’OM de leur donner son maillot.

Combien y avait-il de supporters marseillais ?
Environ 400 supporters de l’OM ont fait le déplacement dans la capitale portugaise. Les plus chanceux ont le trajet en avion. Les autres ont fait plus de vingt heures de car pour rallier Lisbonne. Dans le stade, ils se sont fait entendre, notamment avant la rencontre. Mais dès l’entrée des joueurs, ils ont du mal à rivaliser au niveau des décibels avec les supporters du Benfica plus de cent fois plus nombreux ! Sauf après l'égalisation olympienne qui a éteint la "Luz" où l'on n'entendait plus que les Marseillais.




















