Si l’élimination de l’Europa League a fait mal, l’OM a une occasion rêvée de rebondir face au concurrent lyonnais dimanche au Vélodrome.
- OM-LYON
- Dimanche 21 mars 2010 à 21h00 - Stade Vélodrome
- Ligue 1 - 29e journée
- Arbitre : Freddy Fautrel
Canal+
Le foot, les commentaires et les jugements qui s’y réfèrent vont vite. Très vite même et c’est vieux comme ce sport. Etincelant, le parcours des Olympiens serait devenu cahotant aujourd’hui. Le prix à payer pour une élimination - il est vrai frustrante – face à Benfica jeudi et un lourd tribut en termes de blessés (Cheyrou, Abriel et Koné). Et l’OM d’en devenir une bête blessée.
Mais ce qui marche dans un sens marche bien évidemment dans l’autre. Et l’agenda de ministre du printemps offre trois jours plus tard une belle possibilité de changer la tendance : la venue de Lyon au Vélodrome en L1.
Un concurrent dans le haut du tableau (un point les sépare), l’ancien maître de maison du championnat qui connait lui aussi bien les aléas de a discipline. Annoncés au fond du trou à la fin 2009, les Gones sont de nouveau à la mode. Cela grâce à un parcours quasi parfait en 2010 (la dernière défaite en L1 date du 23 décembre) et au scalp de l’opulente maison madrilène de Cristiano Ronaldo en Champions League. Son premier exploit grand format dans la compétition.
De là à redevenir la machine infernale que fut l’OL pendant sept ans ? Pas encore mais à être «une équipe compétitive qui peut battre n’importe quel adversaire» comme nous le confiait récemment Didier Deschamps. C’est une certitude.
Alors au moment de rééquilibrer les valeurs, le coach marseillais annonce que «l’élimination ne remet pas tout en cause, comme tout n’était pas tout rose avant.» Deux gros bras du championnat s’affrontent donc ce week-end – tout comme Bordeaux et Lille à Chaban-Delmas – et chacun veut avancer à visage masqué.
A chacun son favori
Un exercice que le président lyonnais Jean-Michel Aulas maîtrise sur le bout des doigts. «L’OM est ultra-favori» lançait-il dès le début de la semaine, rejoint par son coach qui annonce craindre «la capacité de réaction» des Olympiens. Rien de bien nouveau du côté du Rhône.
Un peu comme un judoka, Didier Deschamps a choisi lui d’utiliser les forces de son adversaire cette semaine. En plus terre à terre : «Je ne vais pas faire le «Caliméro» mais c’est un adversaire de haut niveau qui nous attend dimanche. Ils sont ¼ de finaliste de Champions League et ont eu toute une semaine pour se préparer. On ne sera pas à armes égales mais ont est chez nous et ce match est très important pour nous.»
Mais, au jeu de l’avant-match succèdera la réalité du terrain. Si les deux équipes ont leur lot de forfaits, il n’en reste pas moins que les deux clubs offrent souvent un beau spectacle quand ils se défient. Le score dingue du match aller (5-5) en est l’exemple le plus extravagant. Annoncé plein comme un œuf, le Vélodrome meurtri jeudi n’en demande pas tant mais s’embrasera si son OM retrouve sa dynamite face aux Gones.
Alors si, comme le précise justement le coach, «il y a encore 30 points à distribuer derrière» et que le match ne sera pas décisif, un succès dimanche aurait quelques vertus intéressantes : laver l’affront de la saison passée quand des Lyonnais décrochés ouvraient la voie à Bordeaux en allant gagner au Vél’ fin mai (1-3) et il écarterait un concurrent au classement. Et, à parler de Bordeaux, il remettrait l’équipe en bon ordre de marche avant un certain match au Stade de France dans moins d’une semaine.



















