Observateur avisé du championnat de France avant de prendre les rênes de l’OM, Didier Deschamps nous a donné son analyse sur le Lyon d’aujourd’hui et sur le match de dimanche.
Votre adversaire du jour Lyon a disputé deux énormes matchs face au Real Madrid, mais a concédé le match nul face à Boulogne (0-0) et Saint-Etienne (1-1). Comment l’expliquer ?
Eux aussi jouent tous les trois ou quatre jours. Le rythme est soutenu. On laisse forcément des plumes quand on joue un tel adversaire en Champions League. Mais l’OL n’en demeure pas moins dangereux.
La rencontre de ce soir est-elle décisive selon vous ?
Décisive non. Mais elle est capitale. Si nous l’emportons, nous pouvons mettre un écart non négligeable avec l’un de nos adversaires directs. Nous comptons toujours un match de retard face à Sochaux. Et celui-là, il faudra impérativement le gagner.
On parle souvent du sprint final, est-ce que nous y sommes ?
Disons que nous sommes dans le dernier virage. Et il faut bien l’aborder pour être dans le bon tempo pour la fin. Je reste convaincu que ce championnat sera serré jusqu’au bout. Tout peut se jouer à la dernière journée, voire même à la différence de buts.
Lyon a remporté à sept reprises le Championnat. Mais son emprise sur la L1 semble moins évidente depuis deux ans. Peut-on dire que l’OL est encore en phase de reconstruction ?
Le club a connu un nouvel entraîneur il y a deux ans. Des figures emblématiques ont quitté l’OL. Il y a toujours une osmose à retrouver. Mais je le répète, c’est une équipe compétitive qui peut battre n’importe quel adversaire. Et elle a dans ses rangs un joueur de classe internationale en la personne de Lisandro Lopez.
Chez les adversaires, l’OL d’aujourd’hui semble faire moins peur qu’auparavant ?
On en parle sans doute moins. Lyon a connu une période de flottement dans la première partie de saison, mais il reste tout de même dans la course aux premières places. Cela veut tout dire.
Que doit-on craindre de cette formation ?
Elle a toujours un gros potentiel, mais pas la régularité des saisons précédentes. Elle est organisée pour bien défendre. Elle se projette vers l’avant avec vitesse.
Peut-on s’attendre à une issue identique à celle du match aller (5-5) ?
Honnêtement je ne l’espère pas. Si les spectateurs et téléspectateurs ont été ravis, cette rencontre me laisse des regrets. Je n’oublie pas qu’à dix minutes de la fin, nous menions 4-2.
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