Le milieu de terrain olympien est revenu de blessure contre Sochaux, mercredi dernier. Privé de finale, il affiche ses ambitions pour la fin de saison.
Après quelques semaines d’absences qui vous ont fait rater la finale, vous avez fait votre retour contre Sochaux. Comment cela s’est-il passé ?
Il n’était pas prévu que je joue aussi longtemps mais ça a été. La blessure est passée maintenant mais quand je me suis blessé, je me suis tourné vers le staff médical et vu l’indisponibilité, j’ai fait mon deuil de la finale de la Coupe de la Ligue. J’avais à cœur d’être avec le groupe pour la finale pour essayer de la vivre à ma manière. Au moment d’entrer sur le terrain ou lors de la remise de la coupe, j’avais les boules. Mais il y avait de la joie et j’étais très content. Je suis rarement blessé, alors c’est mal tombé pour une finale car on en joue peu dans une vie mais je fais partie du groupe. Et puis il y a des joueurs qui vivent ça plus souvent, je me mets à leur place et j’ai partagé ça avec eux. Etre sur le banc ou en tribune, ce n’est pas facile, pour une finale, encore moins.
Que vous a apporté cette victoire en Coupe de la Ligue ?
Cela met en confiance, ça donne une dynamique car c’est bien de gagner ensemble. Le groupe vit bien également grâce à ça.
Que pensez-vous des performances de Charles Kaboré qui a joué en votre absence ?
C’est plus facile d’être performant quand on sait que l’on va jouer quatre ou cinq matches que quand on doit remplacer un joueur pour un match. Il a très bien fait son boulot. Il est jeune mais cela fait deux ou trois ans qu’il est avec nous. Il a des qualités, il a de l’ambition, je suis content pour lui, il a répondu présent à ce poste alors qu’il avait déjà joué plus bas en milieu défensif ou en arrière droit.
C’est le bloc qui a trouvé ses repères, plus de complicité, d’automatismes. On se connaît tous mieux qu’en début de saison.
La défense semble avoir trouvé une certaine stabilité même quand elle est remaniée…
C’est solide, on prend moins de but. Il y a plus de sérénité. Ce n’est pas uniquement grâce aux défenseurs, tout le monde fait son boulot, les attaquants mais aussi les milieux. C’est le bloc qui a trouvé ses repères, plus de complicité, d’automatismes. On se connaît tous mieux qu’en début de saison.
Sentez-vous quelque chose de plus cette année ?
On a gagné un trophée, cette année est donc la bonne par rapport aux 17 précédentes. Mais pour le titre, on est dans la course, on a notre destin entre nos mains. Il reste du chemin à faire. On n’était pas inquiets quand nous avions douze points de retard sur Bordeaux, quand personne ne nous voyez dans le sprint final, alors on ne va pas s’enflammer. C’est ce qui fait la force du groupe. Il faut garder cette mentalité. Contre Sochaux, ce n’était pas un match facile et même si nous n’avons pas fait un grand match, nous avons su être sérieux et faire le boulot. Il faut continuer à se remettre en question et ne pas s’enflammer.
L’expérience de l’an passé est-elle utile dans cette optique ?
Elle doit servir pour continuer notre chemin, pour ne pas regarder le classement, de la même manière que nous ne le faisions pas il y a deux mois. Il reste huit matches, il faut prendre le maximum de points, rester sur cette dynamique de victoire, rester concentré, se remettre en question et faire les efforts.

La première place change-t-elle quelque chose ?
Non, car on ne regarde pas le classement depuis le début de saison. que l’on soit devant ou derrière, c’est la même chose, le classement ne compte qu’à la dernière journée. On continue notre série, c’est le plus important. La première place est encourageante, on a eu des hauts et des bas et on n’a jamais rien lâché. Depuis la défaite à Montpellier, on est sur une bonne série. Voir le club en haut du classement ne change rien, il ne faut pas se relâcher. On a notre destin entre nos mains. Si on gagne tous nos matches, on sera devant les autres. Quand on joue à Marseille, on joue le titre tous les ans.
On fonce dans un tunnel en espérant voir la lumière au bout.
Nice arrive dès dimanche au stade Vélodrome…
Le prochain match est toujours le plus important. On a une série de matches à domicile qui se termine dimanche, il faut engranger des points. On n’a pas fait de grands matches contre Lens et Sochaux mais on a gagné. On retiendra la victoire. Si on peut mêler manière et résultat, tant mieux. 3-0 contre Sochaux, c’est beau mais on peut encore faire mieux dans la maîtrise notamment.
Contre Nice c’est un derby. Est-ce différent ?
C’est important pour les supporters mais on ne se préoccupe pas trop de l’adversaire depuis le début de saison et encore moins maintenant. On fonce dans un tunnel en espérant voir la lumière au bout. On s’occupe de nos prestations tout en respectant l’adversaire. Nice est sur une bonne dynamique (trois succès et un match nul), ils sont en confiance. A nous de ne pas leur faire espérer quoi que ce soit.
Vous allez retrouver Renato Civelli que vous avez connu à l’OM…
Cela fait plaisir de le voir bien jouer avec Nice. Il apporte quelque chose à cette équipe. Je l’apprécie beaucoup en dehors du terrain. Même s’il a passé de bons moments à Marseille, il ne nous fera pas de cadeau. Je serai content de le revoir avant après le match mais pendant il n’y aura pas de cadeau.
Par rapport à l’année dernière, l’OM prend plus de points à domicile. Pensez-vous avoir franchi un cap à domicile ?
C’est bien de gagner devant nos supporters, c’est important. L’an passé, on a probablement perdu le titre à cause des points perdus à domicile. On est plus costaud, c’est un gage de sérénité, de sécurité. Il faut que les adversaires aient peur de venir au Vélodrome alors qu’à un moment c’était un peu l’inverse. Il faut leur faire comprendre qu’il n’y a rien à gagner au Vélodrome.













