Le nouveau préparateur physique de l’Olympique de Marseille, Antonio Pintus connaît Didier Deschamps depuis très longtemps et les deux hommes sont très liés.
«Le bonheur c’est simple comme un coup de fil» disait une publicité il y a plusieurs années. Cela pourrait être le slogan d’Antonio Pintus, l’une des deux recrues de l’intersaison du staff marseillais avec Nicolas Dehon que nous vous avons déjà présenté (lire par ailleurs). En effet, quand Didier Deschamps a appelé le préparateur physique italien, ce dernier n’a pas hésité. «J’étais très content. Je suis heureux de travailler dans un grand club et avec Didier que je connais depuis très longtemps».
Les deux hommes se côtoient depuis les années 90 et leurs parcours se sont souvent croisés. Préparateur physique à la Juventus sous l’ère Trapattoni puis Lippi, Antonio a vu arriver Didier Deschamps à la «Vieille Dame» en 1995. En 1998, Chelsea recrute Pintus et le milieu de terrain originaire de Bayonne le rejoint une saison après. En 2000, leurs routes se séparent (pas pour longtemps) puisque Deschamps quitte Londres pour Valence. Pintus reste une saison de plus chez les Blues avant de retourner en Italie, à l’Udinese. Quand Didier Deschamps rejoint l’AS Monaco en 2001 au poste d’entraîneur, il appelle (une première fois) Antonio Pintus pour être préparateur physique sur le rocher. «C’est une relation professionnelle et humaine qui nous unit. On est très liés. L’aspect professionnel est très important. On se connaît depuis longtemps, en un coup d’œil, on se comprend».
Et le côté chambreur du coach olympien n’est pas pour lui déplaire. «A Monaco, j’allais à la Turbie en vélo ou en courrant. Quand je montais en vélo, Didier me mettait de la mousse à raser dans les chaussures, se souvient Antonio dans un grand éclat de rire. C’est difficile de venir à vélo à la Commanderie mais si ça m’arrive, je ferai attention à mes chaussures».

Souriant et maniant à merveille la langue de Molière, Antonio Pintus a donc rejoint le staff olympien pour la reprise au mois de juin. «C’est un honneur car c’est l’équipe qui a gagné le championnat et la Coupe de la Ligue l’an dernier». Né à Turin en 1962, il connaît parfaitement la ferveur des clubs latins. «J’ai déjà vu la passion que suscite le club. J’étais dans un taxi et le chauffeur m’a dit qu’il y avait deux choses importantes à Marseille : la Vierge de Notre Dame de la Garde, je suis catholique c’est donc important pour moi aussi, et l’Olympique de Marseille. Si l’OM marche bien, tout le monde est content. C’est un peu l’ambiance que l’on peut trouver dans le centre de l’Italie, à Rome ou à Naples. Les gens sont vraiment derrière leur club, c’est la chaleur des Méditerranéens et je connais très bien ça».
Parfaitement accueilli par les membres du staff, il se met immédiatement au travail. «Les relations ont été bonnes tout de suite. Les membres du staff, comme Guy Stephan, Nicolas Dehon ou encore le staff médical, sont très professionnels. On doit apprendre à se connaître encore un peu mais c’est moi qui suis monté dans le bateau en cours de route et c’est à moi de m’adapter à la méthodologie de l’OM» dit-il très humblement.

Fan de challenges extrêmes (il a notamment fait une expédition au pôle nord), Antonio Pintus aime aller au bout de lui-même. Il demande également la même chose à ses joueurs s'où une réputation d'homme aux méthodes dures. «C’est vrai, j’aime bien pousser les joueurs à la limite. Mais le plus important, c’est d’avoir tous les joueurs concernés et motivés. Il faut croire en la méthodologie du travail. En 2004 à Monaco, on a beaucoup poussé et nous sommes arrivés en finale de Champions League. J’espère continuer à travailler de la même façon, mais pas pour être dur, uniquement pour essayer d’aider les joueurs à être le plus performant possible».



















