Au lendemain des tests physiques effectués par lres Olympiens, le nouveau préparateur physqiue de l'OM, Antonio Pintus, nous détaille le travail fait durant le stage en Bretagne.
Comment travaillez-vous lors de ce premier stage de préparation avec l’OM ?
C’est une méthodologie à la française. On va faire ce que faisait l’OM l’an passé, nous n’inventons rien. Le matin, on fait du travail foncier au golf, à base de courses. On fait des groupes de travail pour les mises à niveau. Dimanche, nous avons fait des tests (lire par ailleurs) pour individualiser le travail. Chaque joueur a eu un cardio qui permet d’individualiser l’allure de course pendant le footing. La deuxième séance est en salle musculation avec des abdos, du travail de gainage, de renforcement du dos et de proprioception. Il y a aussi des exercices de charge et de force avec de sauts. Par rapport à la charge de travail, on peut individualiser la charge de travail, de force, de vitesse, de puissance. On fait également des exercices de prévention et là, la collaboration avec le staff médical est très importante pour comprendre quels sont les meilleurs exercices à proposer aux joueurs afin d’éviter les problèmes durant la saison.

Vous avez connu l’Italie avec la Juventus et l’Udinese, l’Angleterre avec Chelsea et la France avec Monaco et maintenant l’OM. Les méthodes de travail sont-elles différentes ?
J’aime bien la méthodologie française de travail. A Chelsea ou à la Juventus, la culture de travail est différente. Trois entraînements par jour durant un stage, c’est impossible en Italie ou en Angleterre. Là-bas, c’est deux fois par jour. J’aime cette manière de travailler à l’OM.

La période de préparation dure environ six semaines avant la reprise du la L1. Est-ce assez ?
Les préparateurs physiques ne sont jamais contents. On aimerait avoir plus de temps pour préparer une équipe. Mais tout le monde travaille comme ça. Pour mettre en forme un athlète, il faut beaucoup de temps mais il y a des joueurs qui sont forme très tôt et d’autres qui ont besoin de plus de temps. En plus, il y a la coupe du monde, les joueurs qui reviendront d’Afrique du Sud auront besoin de temps pour récupérer. Ils reviendront plus tard et ils auront besoin d’une charge de travail différente. Ce n’est pas évident, il faut individualiser le travail.


















