Prêté à Montpellier puis à Ajaccio, Jean-Philippe Sabo, qui a déjà goûté au bonheur de porter le maillot de l’OM, aimerait renouveler l’expérience.
Parmi les nombreux jeunes joueurs que Didier Deschamps a emmené en stage à Port-Crouesty, il y en a un que l’on connaît peut-être plus que les autres, celui de Jean-Philippe Sabo. Son visage s’éclaire comme un phare lorsqu’il évoque le 17 janvier 2008. «C’était ma première titularisation avec l’OM à Auxerre en coupe de la Ligue (quart de finale, défaite 1-0 de l’OM). C’est un très bon souvenir, se souvient-il. Ce match m’a permis d’être un peu plus connu et de signer mon premier contrat pro. Cela a lancé ma carrière. Ce match a été déterminant pour moi». Car malgré l’élimination, il réalise une très bonne performance pour une première.
Six mois plus tard, ce jeune arrière gauche est prêté à Montpellier, entraîné à l’époque par Rolland Courbis. A la fin de cette saison 2008-09, le club héraultais obtient, dans une liesse populaire indescriptible, son billet pour l’élite. «Je n’en retiens que de bonnes choses. On avait un coach extraordinaire. J’ai beaucoup appris. On a vécu une saison pleine avec beaucoup d’émotions même si tout n’a pas été facile pendant l’année. Le dernier match contre Strasbourg, avec mon premier à l’OM, reste le plus beau souvenir de ma carrière».
En Ligue 2, Jean-Philippe Sabo se forge une solide expérience avec 34 matches joués durant cette saison mémorable pour le MHSC. «Je ne m’attendais pas à jouer autant, surtout pour une première saison. Le coach a su me faire confiance et j’ai saisi ma chance. Cela s’est bien passé, surtout avec la montée au bout. C’est valorisant pour un joueur». Malheureusement, la justice a rattrapé Rolland Courbis à ce moment-là et Jean-Philippe Sabo ne connaîtra pas l’élite. «J’avais la volonté de rester mais le coach n’a pas pu poursuivre l’aventure. Le nouvel entraîneur ne comptait apparemment pas sur moi. J’ai du rebondir ailleurs».

Ailleurs, c’est l’Ile de Beauté. Après Montpellier, le natif de Gouvieux dans l’Oise est prêté en L2 à l’AC Ajaccio en 2009-10. A défaut de connaître d’aussi bon résultat qu’avec le club de Louis Nicollin, Jean-Philippe Sabo joue encore plus et emmagasine de l’expérience dans un championnat difficile. «J’y ai fait une seconde année pleine. C’était une saison différente même si à un moment nous étions quatrièmes à trois points du troisième mais une série de huit défaites d’affilée nous a fait très mal. J’ai joué 34 matches dont 30 titulaires (contre 20 à Montpellier l’année précédente) et cela allait de mieux en mieux».

Aujourd’hui, encore sous contrat avec l’OM après deux années de prêt, «Jean-Phi» est en stage à Port-Crouesty. «Cela se passe très bien. Il y a un bon groupe, on s’entend tous très bien». Les efforts physiques sont difficiles mais il a réussi de bons tests dimanche dernier. «Sur la vitesse et le VMA (vitesse maximale aérobie), ça va mais j’ai quelques points à travailler comme la détente. Sinon c’est satisfaisant», reconnaît-il.
La question se pose donc désormais sur son avenir. OM ? Un prêt en L2 ou en L1 ? «Tout joueur a envie de porter le maillot marseillais. Mais la Ligue 2 est un passage obligatoire pour un jeune joueur. Ensuite, on a envie d’évoluer et de viser plus haut. Si c’est à l’OM, tant mieux mais si je dois être prêté à nouveau, un club de Ligue 1 serait plus valorisant pour moi. Cela me permettrait de voir ce que je vaux à ce niveau, affirme-t-il avant d’ajouter l’essentiel pour un footballeur, je veux continuer à jouer, réaliser de bons matches et me faire plaisir».



















