De retour avec le groupe Olympien depuis dimanche, Mathieu Valbuena mesure à Saint-Jean-de-Luz lle chemin qu’il a parcouru durant l’année écoulée.
C’était il y a un an. Tout juste. L’OM était alors en stage de préparation à Saint-Jean-de-Luz et Mathieu Valbuena était assailli de questions. Celle d’un départ se posait et son futur olympien de devenir incertain. Une deuxième partie de saison étincelante et un doublé plus tard, le charme du Pays Basque est le même mais quand on lui rappelle ce parallèle, Mathieu rebondit illico. «C’est bizarre car je me suis fait la même réflexion dimanche, nous confiait-il dans la quiétude de l’hôtel des Olympiens, j’ai fermé les yeux dix secondes et je me suis dit qu’au même endroit il y a un an, c’était pas du tout ça. En un an, il y a eu pas mal de chemin parcouru. J’étais ici en instance de départ et aujourd’hui j’en suis là.»
Un renversement de situation qu’il doit pour beaucoup à sa volonté. Comme souvent dans son parcours semé d’embûches, il a tenu bon et il se dit qu’il n’a pas eu tort : «Je me suis accroché. Ca fait partie de mes parties de mes vertus. Je me suis battu et j’y suis arrivé. L’OM est un grand club, il n’y a pas mieux en France. Alors oui, j’ai eu raison.»
«En un an, il y a eu pas mal de chemin parcouru. J’étais ici en instance de départ et aujourd’hui j’en suis là.»
Pas question toutefois pour lui de ses reposer sur ses lauriers. Rien n’a jamais été évident pour lui. L’expérience en quelque sorte. «Je ne m’arrêterai pas là-dessus. J’ai une marge de progression encore importante mais le foot demande beaucoup d’exigences. Il faut toujours persister, travailler mais c’est un petit clin d’œil quand même de me retrouver ici aujourd’hui.»
Un championnat, une coupe de la Ligue et une participation au Mondial (voir par ailleurs), les derniers mois ont été chargés pour lui.
Et s’il a pu couper trois semaines, il se projette déjà vers une nouvelle saison aux multiples desseins, «heureux de retrouver (ses) coéquipiers». «Il y a déjà des fourmis dans les jambes, je veux faire une grosse saison complète sur un plan personnel mais aussi collectif, prévient-il, on sera attendu partout après le doublé, que ce soit par les adversaires comme par le public.»
S’il a retrouvé seulement dimanche un groupe tel qu’il l’avait laissé à la mi-mai («l’ambiance est bonne, tout le monde est là pour bosser mais pour rigoler aussi»), Mathieu sait qu’il est l’heure de bosser, même s’il s’est entretenu pendant les vacances à coup de tennis ou de muscu. «J’ai connu ce matin mon premier lever pour faire ce petit footing à 7h du matin» lâche-t-il avec un léger sourire avant de filer pour une sieste bien méritée. Il est de retour parmi les siens et il y a du pain sur la planche.















