Le défenseur sénégalais de l’OM a pu bien profiter de la matinée de repos qui était accordée aux Olympiens ce jeudi. S’il s’est reposé comme il se doit, Souley nous a accueilli à l’hôtel des joueurs à Saint-Jean-de-Luz avec une ambition intacte pour la saison qui s’annonce.
Souley, pour un défenseur comme toi, ça doit titiller l’orgueil d’encaisser quatre buts comme mercredi face à Toulouse ?
Oui. Ca m’a fait ch... de prendre quatre buts, même si ce n’est qu’un match de préparation. Ce n’est jamais quelque chose de satisfaisant pour un défenseur.
Stéphane Mbia, ton compère dans l’axe, est de retour, est-ce que ça t’a fait plaisir de le revoir ?
Bien sûr que ça me fait plaisir de revoir Steph ! On ne savait pas où il était et on a même été un peu inquiet. Il nous a tout expliqué depuis et c’est rentré dans l’ordre. Dès ce matin (jeudi), il a commencé à travailler et j’espère qu’il sera en forme le plus rapidement possible.
Pour revenir sur le stage, comment ça se passe dans le groupe, au niveau du travail…
Bien, le groupe est nickel et l’ambiance est restée top. Concernant, les entraînements, on travaille dur mais on doit passer par là pour être au top pour le début de saison.
Sens-tu une montée en puissance au fil des jours ?
Totalement. Ne serait-ce que par rapport au premier stage où on a surtout travaillé le fond, cette semaine ont bosse plus sur la puissance et l’aspect athlétique. Alors même si on a les jambes lourdes, on sait que ça va nous servir dans les prochains mois. On monte en puissance.
Tu sors d’une saison pleine avec l’OM, quels sont tes objectifs pour l’année à venir ?
Au niveau collectif, il faudra faire aussi bien que l’année dernière. Ce sera le minimum. Au niveau personnel, ce sera la Coupe de France qui manque à mon palmarès dans les compétitions françaises. Et j’aimerais bien aussi qu’on passe un cap en Champions League.
On a l’impression que tu as atteint une certaine plénitude dans ta carrière, tu le penses aussi ?
On me disait déjà ça quand j’étais à Bordeaux et on me le dit aussi à Marseille (rires) ! J’espère en tout cas que je vais encore m’améliorer car il n’y a pas d’âge pour progresser. Je prends les bons côtés de chacun pour progresser et je fais mon petit mélange. Mais ça fait en tout cas plaisir d’entendre dire ça !
Dans le groupe, on te prête souvent une image de protecteur, de conseil auprès des jeunes, tu le recherches ?
Je parle aux autres mais ce n’est pas quelque chose que je fais pour me montrer. Je suis proche des jeunes. Je sais ce que c’est car j’ai été à leur place. Pour prendre, l’exemple de Cyril Rool, il a été mon grand frère et m’a appris beaucoup de choses. J’essaie juste de transmettre ce qu’on m’a appris et en aucun cas, je joue un rôle ou quoique ce soit. Dans le foot, il y a beaucoup de bluffeur mais je suis comme ça aussi dans la vie de tous les jours.
C’est le cas pour Azpi par exemple avec qui tu parles beaucoup pour l’aider à s’intégrer…
Oui, on sait que ce n’est jamais évident pour un étranger qui quitte son pays de s’adapter à un nouveau championnat, un nouveau pays. Il y a des joueurs de langue espagnole dans le groupe mais il lui faut une adaptation. Et si je peux l’aider, tant mieux.
Dans une semaine, il y a le Trophée des Champions face au PSG, ce match est-il important pour vous ?
C’est très important. Premièrement, c’est face au PSG et deuxièmement, il y a un titre au bout. Il ne faut jamais se lasser de gagner des titres et j’espère qu’on sera prêt pour ce match et le gagner. Et même si je l’ai déjà gagné il y a deux ans avec Bordeaux contre Lyon (0-0, 5-4 tab) avec mon super penalty à contre-pied !
Gagner ce match peut-il servir pour le début de la saison ?
Oui et non. C’est un trophée qui reste important et qui peut faire du bien psychologiquement. On va tout faire pour le gagner et j’espère que ça nous mettra en confiance pour le début du championnat.








