Mercredi soir à Radès, l’OM affronte le PSG dans le cadre du Trophée des Champions. Pour Didier Deschamps et ses hommes, les raisons de s’imposer sont multiples.
- OM-PSG
- Mercredi 28 juillet à 20h45 - Stade de Radès (Tunisie)
- Trophée des Champions
- Arbitre : Aouaz Trabelsi (Tunisie)
M6
Parce que c’est un titre
Premier du championnat de France l’an passé, l’OM a donc le droit de disputer le Trophée des Champions face au vainqueur de la Coupe de France. Champions de France et vainqueurs de la Coupe de la Ligue, les Olympiens ont pris goût à la victoire et se verraient bien accrocher un troisième trophée en quatre mois. Les joueurs s’évertuent à le répéter et le son de cloche est le même chez Didier Deschamps. «Il y a un trophée en jeu et on a la possibilité de commencer la saison avec un titre».
«En tant que compétiteur, quand on gagne un trophée, il y a une véritable joie. Je l’ai gagné avec les Girondins de Bordeaux et on l’a fêté dignement. Si on a la chance de la gagner, j’espère qu’on le fêtera comme il se doit» ajoute Souleymane Diawara.
Parce que c’est Paris
Les meilleurs ennemis du championnat de France qui se rencontrent avant même le début de la saison au cours d’un match sec avec un trophée au bout, voilà une opposition originale. D’autant plus que les confrontations entre l’OM et Paris ont souvent donné lieu à un déchainement de passions notamment en coulisses. Les supporters marseillais qui ne se déplacent pas, le report à cause la grippe A, les impressionnants déploiements de force de l’ordre autour du stade, la réserve olympienne qui joue à la place de l’équipe première, le bus des olympiens caillassés à son arrivée au Parc, les joueurs du PSG se plaignant d’une, soi-disant, odeur de javel dans leur vestiaire… La liste est longue et pour une fois depuis bien longtemps, cette rencontre s’annonce sous les meilleurs auspices, et qui plus est, sous un beau soleil tunisien. «Cela reste le classico. C’est Paris contre la province avec un historique rempli de passion et d’excès par moments aussi. Cela s’est un peu normalisé mais la rivalité est là» affirme Didier Deschamps.
De plus, dix ans, jour pour jour, après le décès de Patrice De Peretti, battre Paris serait un beau symbole.
Parce que la préparation n’est pas finie
Depuis la fin du mois de juin, les Olympiens ont entamé la préparation de la saison à venir. Un stage à Port-Crouesty, un autre à Saint-Jean-de-Luz et quatre rencontres amicales ont jalonné l’intersaison olympienne. Au cours des matches de préparation, les hommes de Didier Deschamps se sont imposés à deux reprises (contre Vannes et Catane) et ont perdu deux fois (contre Monaco et Toulouse). Face aux deux protagonistes de la Ligue 1, l’OM s’est donc incliné. Pour le moral et la confiance, un succès face au Paris Saint-Germain serait le bienvenu.
Parce que la reprise est dans dix jours
Dix jours à peine après le Trophée des Champions, la Ligue 1 reprendra ses droits. Le samedi 7 août, le ballet des rencontres recommencera. Champion de France, l’OM recevra le vainqueur final de L2, promu parmi l’élite, le SM Caen. Dans l’optique de cette reprise, le match contre Paris fait office de répétition générale avec un trophée comme enjeu. Malgré les suspensions (Niang, Brandao et J. Ayew) et les absences (Heinze et Mbia sont en phase de reprise), Didier Deschamps compte bien utiliser ce match (ainsi que le Trophée Robert Louis-Dreyfus, dimanche prochain) pour faire en sorte qu’un maximum de joueurs soit opérationnel lors de la réception des Normands au stade Vélodrome. «Malgré l’importance de ce match à cause du titre au bout, nous n’avons, avec mon staff, rien axé par rapport à cette rencontre. C’est un match de préparation plus important car il y a un titre mais l’important est d’arriver avec la quasi-totalité de mon effectif dans de bonnes conditions pour débuter le championnat».



















