Cesar Azpilicueta ou l’intégration réussie. Après avoir conquis mercredi le premier titre de sa jeune carrière, l’Espagnol s’apprête à découvrir le Vélodrome. En face, ses compatriotes de Valence.
Cesar, l’OM a remporté cette semaine le Trophée des Champions. Comment avez-vous vécu cette rencontre ?
Il s’agissait de mon premier match officiel. Mais tous ceux que j’ai disputés pendant la préparation m’ont énormément apporté. Ce match face à Paris restera très important pour moi comme pour le Club, car nous avons remporté le titre.
Il s’agissait d’ailleurs du tout premier titre de votre jeune carrière…
C’est exact. Cela fait plaisir. Le Paris SG ne nous a pas facilité la tâche. Cela a été très dur. Mais l’équipe est restée solide.
Au lendemain de cette rencontre, la presse a été unanime envers vous. Vous apparaissez en effet comme l’un des deux meilleurs joueurs du match en compagnie de Steve Mandanda. On imagine que cela doit vous ravir…
C’est certain, mais je le répète, le plus important demeure la victoire collective. Je ne suis qu’un joueur dans un groupe qui en compte 25. De mon côté, je me dois d’être le plus régulier possible.
A Radès, avez-vous ressenti la rivalité qui existe entre l’OM et le Paris SG ?
Oui (rires).
Azpi et les touches XXL
Beaucoup de personnes sont étonnées de vous voir effectuer vos touches qui s’apparentent à des corners. Les travaillez-vous régulièrement à l’entraînement ?
(rires) Absolument pas. Dans le passé, je jouais un cran au dessus des latéraux. J’effectuais donc souvent les touches. Si cela peut apporter un plus à l’équipe et si cela nous permet de nous créer de nouvelles occasions, je ne vais pas m’en priver.
Votre intégration a été rapide. Comment l’expliquez-vous ?
Le fait de parler la langue française m’a considérablement aidé. Dans le vestiaire notamment. Pour moi, jouer dans un club étranger était un sacré challenge. Un challenge nouveau. Mais pour l’instant tout se passe pour le mieux.
Dimanche, à l’occasion du Trophée Robert Louis-Dreyfus, vous allez fouler pour la première fois la pelouse du Stade Vélodrome…
J’ai hâte. En Espagne c’est un très grand club. Et même s’il a vendu des joueurs tels que Villa ou Silva, Valence va jouer de nouveau pour les premières places. Je ne suis pas stressé à l’idée de jouer au Vélodrome, mais il me tarde d’y être.
Le football espagnol est actuellement en plein essor. Comment expliquez-vous cette incroyable réussite ?
Notre titre de Champion d’Europe en 2008 nous a beaucoup apporté. Depuis, l’équipe d’Espagne a gagné pas mal de titres dans les catégories de jeunes. Avec cette victoire en Coupe du Monde, j’espère que cela va continuer.
Vous étiez dans la liste des 30 joueurs pré-sélectionnés pour l’Afrique du Sud. L’équipe d’Espagne fait-elle toujours partie de vos objectifs ?
Bien entendu. Mais pour cela, il faudra que je sois bon avec l’OM. A Marseille, j’espère jouer le maximum de matchs et aider du mieux possible l’équipe. Et pourquoi pas de remporter le titre de Champion de France…
Pour finir, qu’avez-vous envie de dire aux supporters marseillais ?
Que je suis vraiment et sincèrement heureux d’être ici…
Sébastien Pietri et Jérôme Andreacchio




















