Même s’il avoue que la page du Mondial sera difficile à tourner pour les Français, Mathieu Valbuena a hâte que la Ligue 1 débute, et pas uniquement, pour oublier l’Afrique du Sud.
Comment vous sentez-vous ?
Il me tarde que ça commence. On a envie d’entrer dans le vif du sujet. Je ne sais pas si je suis déjà à 100% mais ça va venir eu fur et à mesure. J’essaie de m’en approcher, j’ai repris en cours de route avec des vacances de trois semaines où je n’ai pas vraiment coupe. Il faut être prêt contre Caen.
Quels sont vos objectifs ?
J’ai envie d’apporter plus pour l’OM et m’investir plus afin de faire une grande saison sur le plan collectif et individuel.
Le fait de ne pas être dans les rumeurs de transfert permet-il de mieux se préparer ?
L’an passé, à la même époque, c’était plus difficile. Là, on travaille plus sereinement. On est mieux dans sa tête, plis libéré. On a hâte que ça recommence surtout avec la saison vécue l’an passé.
Il faut prendre le bon wagon d’entrée et cela passe par une victoire contre Caen.
C’est la première saison depuis que vous êtes à l’OM que vous partez comme titulaire. Qu’est-ce que cela change ?
L’an passé, avec mes défauts, on n’était pas partie sur de bonnes bases. Maintenant, cela s’est normalisé, il y a la confiance du coach que j’essaie de rendre. Il faut toujours prouver et ne jamais se reposer sur ses lauriers. En plus, il y a des joueurs qui poussent derrière, ils ont faim. Personne n’est un titulaire indiscutable, il faut être le plus décisif possible. C’est là que je dois m’améliorer.
Sentez-vous déjà une certaine pression avant la reprise de samedi ?
On est très attendus et on le sera à chaque tournant. Nos adversaires vont affronter un OM champion et ce sera plus difficile. Les matches seront durs, accroché, ils se joueront à des détails. Aucun match n’est gagné d’avance. On av essayer de refaire la même saison que l’an dernier avec les mêmes émotions. Il faut prendre le bon wagon d’entrée et cela passe par une victoire contre Caen.
Le parcours de Montpellier l’an dernier, un promu comme Caen, vous oblige-t-il à prendre cette équipe encore plus au sérieux ?
Bien sur, on le sait, il y a toujours des surprises chaque année comme Montpellier ou Auxerre. Avec la même envie et la même détermination que l’an dernier, on fera de belles choses. Mais les paroles, c’est bien, les actes, c’est mieux. Et on aura besoin de tout le monde.

Quelles seront vos principaux adversaires cette saison en L1 ?
Lyon sera toujours là. Ils ont soif de titre. Bordeaux n’aura pas compétition européenne et cela peut être positif pour eux au niveau du temps de récupération. Il y en aura d’autres mais pour moi ce sont les principaux.
La reprise de la L1 va-t-elle permettre de fermer définitivement la page du Mondial ?
L’épisode de la coupe du monde restera gravé dans la tête des Français car on ne peut pas l’oublier comme ça. Mais par les résultats et les performances, on oubliera. Ce n’était pas évident de rentrer d’Afrique du Sud, sur le plan du jeu et avec les autres épisodes. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Il faut tirer du positif, même s’il y en a peu. Cela fait partie de la vie d’un footballeur et il faut passer à autre chose pour ne pas que cela nuise nos résultats.
Il faut redonner une bonne image des bleus aux yeux des Français. Avant la Coupe du monde, elle était égratignée et après c’était encore pire. Il faut redonner du plaisir et du rêve aux Français.
Avez-vous regardé la liste de Laurent Blanc pour Norvège-France ?
Bien sur. Laurent Blanc a pris une décision (ne pas sélectionner les 23 présents en Afrique du Sud), il faut la respecter. On a déçu beaucoup de Français. On rate un match contre la Norvège, ça fait ch… mais une décision a été prise. Il faut savoir la respecter et savoir rebondir.
La respecter et la comprendre…
Oui, car ce que nous avons fait n’est pas bien. Porter le maillot de l’équipe de France est une fierté, c’est magique. On a des devoirs. J’espère que l’on oubliera tout ça et que l’on reprendra notre route en avant.
La concurrence va être accrue avec cette liste qui comprend des retours et des nouveaux…
Il ne faut pas vivre sur ses acquis. Des joueurs sont aux portes de l’équipe de France, ils poussent derrière. Tout le monde aspire à jouer pour les bleus, la concurrence est rude. Il faut être très performant avec son club pour évoluer avec les Bleus. Il faut redonner une bonne image des bleus aux yeux des Français. Avant la Coupe du monde, elle était égratignée et après c’était encore pire. Il faut redonner du plaisir et du rêve aux Français.














