Retour sur la première sous le maillot blanc des deux dernières recrues olympiennes.
C’était la soirée des premières au sein de l’attaque olympienne. Fidèle à sa sérénité désarmante, Loïc Rémy était titulaire et a harcelé de sprints les défenseurs bordelais. Un match plein mais qui laissera des regrets en repensant à sa frappe repoussée sur le poteau par Carrasso. Entré pour un quart d’heure de jeu, Gignac s’est bien battu sans trouver la faille.
Vite dans le bain. Lancé sur la droite de l’attaque olympienne, Loïc Rémy s’est démultiplié durant la première période. Histoire de se dégourdir les jambes, le néo-marseillais plaçait une pointe de vitesse chronométrée à 33km/h par l’arsenal technique de C+. Repris in extremis (2e), il ne l’était pas quelques minutes plus tard quand son centre trouvait Ayew, descendu dans la surface sans obtenir quoique ce soit (7e).
Une roulette bien placée et utile au milieu de terrain dans la foulée et l’ancien niçois de faire étalage d’à peu près tout ce qu’il pourra apporter au jeu offensif olympien. Pas de but encore certes mais l’avant-dernière passe qui lançait Brandao comme un boulet de canon sur l’aile gauche avant de servir Lucho (0-1, 12e).
Placé plus bas sur la droite quand l’équipe s’est retrouvée à dix, Rémy n’a toujours pas ménagé ses efforts en prêtant main forte aux lignes-arrières secouées avant la pause. Moins en vue par la suite, il restait dans le coup, à l’origine de l’action du coup de tête d’Ayew, sauvé miraculeusement par Carrasso (61e). A la limite du hors-jeu, il se mettait ensuite illico dans le sens du but mais ce diable de Carrasso repoussait sa frappe sur le poteau (78e). La somme de toutes ces interventions suffit d’elle-même pour juger de la première du nouveau dragster marseillais.
Généreux mais malheureux. Remplaçant un Brandao valeureux à une vingtaine de minutes de la fin, «Dédé» Gignac rentrait lui aussi dans la danse. Et il est allé au charbon le nouvel Olympien. Dans une fin de match brouillonne des deux côtés, l’ancien toulousain a harcelé l’arrière-garde girondine avec un début de duel «poids-lourd» face à Ciani et Henrique.
En vain malheureusement mais les prémices de son entente avec Rémy offrent pas mal d’espoirs.
Entre vitesse et puissance, une alchimie qui devrait faire vite parler la poudre. «Je me languis de voir cette équipes avec toute ses forces offensives» souhaitait d’ailleurs José Anigo dans les couloirs de Chaban Delmas après le match.















