André-Pierre Gignac s'est confié aux médias OM quelques jours après son arrivée. Dans la deuxième partie de cette interview, il nous parle de l’OM, la Champions League et les Bleus.
Cette année, tu vas jouer la Champions League, tu dois être impatient ?
Oui, il y a une forme d’impatience et ça va arriver vite. A ce moment là, le monde du football s’arrête, c’est comme lors d’une Coupe du Monde. La Champions League, c’est exceptionnel, tous le monde suit les mardis et mercredis tous les matches, avec de gros enjeux. Excitants à jouer et à regarder. Donc oui je suis impatient mais ce premier match face au Spartak, à domicile, il va falloir le gagner pour bien se lancer dans la compétition.
Y avait-il une équipe que tu souhaitais rencontrer en particulier ?
Non, pas du tout honnêtement. Mais comme j’ai un petit faible pour Manchester United, qui est un club que j’admire, alors pourquoi pas celui-ci après avoir passé le premier tour ?
Un mot sur Chelsea ?
C’est un très gros club, qui n’a plus rien à prouver sur la scène européenne. Ils font un début de saison canon, c’est une grosse écurie. Mais, vous savez, les matches de Champiosn League se jouent aussi sur la motivation. Ce sera difficile pour nous et difficile pour eux, on verra bien. L’important c’est de bien commencé contre le Spartak et on jouera tous les matches pour les gagner.
"En Champions League, la motivation fait la différence"
A Chelsea, il y a des joueurs que tu connais bien, ça textote un peu depuis le tirage ?
Non pas encore, mais c’est sur qu’avec Flo (Malouda) et Nico (Anleka), ça ne va pas tarder. Cela va être sympa de les revoir hors contexte Coupe du Monde parce que cela a été difficile, on se reverra à Stamford Bridge et au Vélodrome.
Quand on voit les équipes de ce groupe, on se dit qu’il y a moyen de passer ?
Cela aurait pu être pire c’est sûr ! Mais je le redis, la motivation sur ces matches fait la différence, et on sait qu’en Slovaquie cela ne va pas être facile, en Russie non plus par -15°. Ce ne sont pas des matches faciles, il faut les gagner, il faut faire des résultats, pour passer ce premier tour.
Comment appréhendes-tu les matches de l’équipe de France ?
Je vais les regarder, les soutenir et on va gagner, car il faut bien se lancer dans ces éliminatoires (interview réalisée avant France-Bélarus).
Que pensez-vous de Laurent Blanc ?
Il a beaucoup d’expérience, il a tout gagné donc forcément cela va aider l’équipe de France. Ca va aussi aider les joueurs à être en confiance avec ce sélectionneur qui connaît tout, qui est passé par les plus grands clubs et qui a tout gagné. C’est une superbe expérience.
"Chanter la Marseillaise, c’est extraordinaire"
Tu as comme objectif de réintégrer l’équipe de France ?
Oui c’est sûr, mais il y a beaucoup de challenges à relever cette année, comme garder ce titre avec l’OM, aller le plus loin possible en Champions League, gagner d’autres titres… Et personnellement, c’est aussi d’accrocher l’équipe de France car c’est quelque chose de fabuleux de pouvoir représenter son pays. Chanter la Marseillaise, c’est extraordinaire. Malheureusement, j’ai été blessé et cela fait 3 semaines que je n’ai pas joué. Il y a d’autres joueurs performants, à moi de prouver que j’ai une place en équipe de France, que j’ai envie et que je le vaux bien pour apporter mes qualités.
Pour terminer, selon toi, que faudrait-il faire pour redorer l’image des bleus après le fiasco en Afrique du Sud ?
Tout simplement, ça passera par des victoires sur le terrain, les performances. Cela viendra tout seul, nous avons eu des matches difficiles. Le football maintenant ce n’est pas facile, mentalement et dans la motivation, il faut être présent à 100%. Déjà contre la Norvège, il y a eu des choses positives et si les gens le voient sur les autres matches ce sera plus facile. Je pense que le plus important c’est aimer ce maillot et le mouiller, c’est vraiment le plus important.







