Titulaire invaincu depuis deux matches, le Brésilien a encore une fois répondu présent quand on a fait appel à lui. Ca devient une habitude.
Il pourrait faire figure de phare dans la tempête. Pour sa troisième saison au club, Vito Hilton promène toujours cette sagesse si caractéristique qui fait de lui un élément de confiance au sein du groupe. Et alors que les dernières semaines furent agitées, le Brésilien a traversé la période sereinement. «Ca va beaucoup mieux depuis la fin du mercato, avoue-t-il, il s’est passé beaucoup de choses, la presse en a beaucoup parlé… On a été un peu perturbé mais désormais on a la tête complètement au championnat.»
D’autant que Vito a joué ces dernières semaines. Grâce peut-être à la pénurie en défense, plus sûrement au fait qu’il réponde toujours présent. «C’est une possibilité de jouer et je dois montrer au coach que je peux être titulaire moi aussi» précise-t-il, lui qui ne se plaint jamais de son sort. Une exception. Comment l’explique-t-il ? «C’est l’expérience, l’âge… On va le dire comme ça. Ce n’est pas forcément facile de s’entraîner tout le temps et de ne pas jouer. On peut se poser des questions et se dire pourquoi pas moi ? Mais finalement, on travaille en espérant avoir la chance de jouer. Et dès que le coach fait appel à toi, tu dois montrer ce que tu vaux. Le coach choisit les 11 qui jouent, les autres travaillent pour jouer.»
«Le coach choisit les 11 qui jouent, les autres travaillent pour jouer.»
Ce qu’il a bien fait puisque les Olympiens sont invaincus depuis son retour aux affaires. Face à Lorient ou à Bordeaux, il a rassuré. Aux côtés de Heinze, de N’Diaye ou encore de Diawara lors du Trophée des Champions, l’ancien bastiais a connu à peu près toutes les charnières possibles. Il détaille les qualités de chacun : «Heinze est un guerrier comme tous les Argentins. Diawara, avec son gabarit, prend tout sur son passage, Mbia est un milieu de terrain qui joue défenseur central désormais où il montre beaucoup de qualités. Quant à N’Diaye, c’est un jeune défenseur de qualité. Je pense qu’il va bientôt montrer qu’il a une possibilité pour être titulaire.»
Et cette saison, ça a collé à chaque fois. De l’art de s’acclimater du Brésilien : «Chacun a ses qualités, on doit s’adapter. L’important, c’est surtout la communication, si les automatismes ne sont pas là, il faut beaucoup se parler sur le terrain. Je n’ai pas de secrets, j’utilise beaucoup l’anticipation dans mon jeu que ce soit par rapport à l’adversaire ou mon coéquipier en défense centrale. Ca me facilite les choses.»
On pourrait même le voir en numéro 6 cette saison si le besoin s’en fait sentir. «La saison dernière, je suis entré deux ou trois fois au milieu. C’est un poste où j’ai joué plus jeune mais plus trop depuis, annonce-t-il, c’est différent et il faut s’adapter. Et si le coach a besoin de moi à ce poste, pourquoi pas ? J’ai les qualités techniques pour ce poste.» Là-dessus, il n’y a pas de doute.















