Supporter de l’OM dans sa jeunesse quand il fréquentait le Vélodrome, André-Pierre Gignac va vivre son premier match au stade sous le maillot olympien.
Il en a tant parlé mais il n’y a pas encore goûté. Quelques semaines après avoir annoncé qu’un «sang bleu et blanc» coulait dans ses veines, «Dédé» Gignac va faire sa première au Vélodrome maillot blanc sur le dos.
Le buteur-supporter qui vante toujours «l’ambiance exceptionnelle» du lieu, lui qui en fréquentait les travées dans sa jeunesse, va découvrir l’envers du décor face à Monaco. L’ancien des Winners évoluera cette fois sous les yeux de «tous (ses) cousins et amis de Fos» avec qui il allait au stade et «qui y sont encore actuellement» comme il nous l’a récemment confié.
En voyant le garçon évoluer, à le voir martyriser les filets du centre d’entraînement, il n’y a pas à se faire de souci sur une quelconque pression générée par cette première. D’autant qu’il a pris l’habitude de planter au Vélodrome sous ses précédentes couleurs. Trois buts en quatre matches du côté de Michelet sous les couleurs de Lorient et Toulouse...
Le buteur supporter
S’il a déjà ouvert son compteur en amical face à Ajaccio vendredi, son premier but en match officiel pourrait arriver dès dimanche face à l’ASM. Le symbole serait beau. Ce serait l’idéal pour se mettre un peu plus les supporters dans la poche.
Un peu comme quand il y a quelques années, il venait glaner photos et autographes auprès des Ravanelli, Pirès et consorts. Il saura chouchouter le public maintenant qu’il défend les couleurs olympiennes. «Quand j’étais petit, j’aimais bien que les joueurs s’arrêtent pour prendre une photo ou signer un autographe, qu’ils soient disponibles, sympas qu’ils prennent du temps, confie-t-il, c’est tout à fait normal et ça me fait plaisir de le faire. Alors il n’y a aucun souci de ce côté-là, je me sens proche des supporters.»
Dans les tribunes contre Lorient il y a trois semaines, il sera cette fois quelques mètres plus bas sur la pelouse. Un rêve qui lui a probablement trotté dans la tête depuis pas mal d’années.
Il ne reste désormais plus qu’à entendre quelques «Gignac ! Gignac !» s’élever dans le ciel du Vélodrome…















