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Ayew : «L'OM m'a tellement apporté»

Ayew : «L'OM m'a tellement apporté»

André Ayew, le buteur face à l'Inter, s'est prêté à l'entretien de la semaine pour les médias OM. Pendant près de 40 minutes dans nos locaux, le Ghanéen nous a parlé de son actualité et a livré une belle déclaration d'amour à son club formateur.

Félicitation déjà pour ton but face à l’Inter, avec un peu plus de recul comment analyses-tu ce succès ?
Je pense que c’est un succès exemplaire, avec de la solidarité ainsi que l’état d’esprit exemplaire. On a montré qu’on est en train de grandir mentalement, qu’on a fait beaucoup de progrès. Mais on sait aussi que c’est la Champions League et que ce n’est qu’un match aller et qu’il y a un retour. Mais on va d’abord à tout faire pour remonter en championnat avant de penser au match retour à Milan.

La présence mentalement, tactiquement et techniquement prouve que l’OM a grandi depuis l’année dernière…
Oui l’année dernière on avait fait 0-0 ici contre Manchester où on avait quand même des occasions de marquer. On aurait peut-être pu marquer plus de buts mercredi mais n’oublions pas que l’Inter a fait un gros match collectif, ils ont beaucoup d’expérience. C’est maintenant qu’on voit qu’on a progressé d’autant les supporteurs étaient vraiment présent ils nous ont poussé. Ce but à la fin nous donne la victoire mais je veux surtout accentuer sur la solidarité et l’état d’esprit qu’il y a dans le groupe. Quand je vois la détermination qu’on a pour gagner ensemble, je pense que c’est comme ça qu’on peut aller loin.

Est-ce que les Interistes vous on paru aussi mal qu’ils le sont en championnat ?
Pas du tout ! On a vu un grand Inter de Milan qui fait partie des favoris, peut-être pas celui des meilleures années mais on avait des joueurs qui avaient envie, qui voulaient se battre. Ils ont joué sur l’expérience comme Forlan qui peut créer du danger à n’importe quel moment, Zarate qui montré beaucoup de présence dans le jeu. Je pense que l’Inter reste une grosse équipe.

D’un point de vu personnel, comment t’es-tu senti dans ce match ou dans ton couloir il y avait d’abord Zanetti et Maicon en première période ?
Je reviens de la CAN, il y a eu le premier match de championnat (contre VA 1-1), je commence à retrouver le rythme, à retrouver mes marques. J’étais un peu essoufflé en rentrant mais le coach et le staff médical m’ont fait faire des séances de récupération et, petit à petit, je retrouve mon niveau. Et mes coéquipiers sont là, ils m’aident et me poussent, c’est ce qui est le plus important. Je ressens la présence de mes coéquipiers qui ont confiance en moi et qui m’aident à vite m’habituer au climat et à l’environnement que j’ai quitté pendant deux mois. Pour un jeune joueur comme moi, avoir l’occasion de jouer un match contre l’Inter ne peut être que bénéfique pour progresser.

«Si on reste uni et solidaire comme on l’est, on ne va peut-être pas tout gagner, mais on gagnera des trophées»

Depuis ton retour à l’OM tu as marqué 27 buts, dont 11 de la tête. Tu es parfait à chaque fois dans le timing, est-ce c’est un domaine que tu as travaillé ?
C’est une de mes qualités depuis tout jeune mais qui n’est jamais vraiment ressortie car je suis quand même petit de taille. Mais déjà au centre de formation, j’ai pas mal marqué de la tête. A force d’avoir la confiance des coéquipiers, du coach et des gens autour ça aide à transposer ça au plus haut niveau. Alors j’essaye de travailler sur ce domaine pour m’améliorer encore.

Après une victoire comme celle-ci le risque est de croire que la qualification est acquise alors qu’il reste un deuxième match…
Oui je pense que ça va être un match très compliqué. L’Inter doit à tout prix gagner avec deux buts d’écart. Ce sera à nous de faire notre match mais je pense qu’on a les joueurs et la capacité de faire quelque chose là-bas. On va déjà se concentrer sur les matchs en championnat avant de penser à celui là mais je pense que le coach a aussi assez d’expérience pour gérer cette situation et faire en sorte qu’on aborde ce match dans les meilleures conditions possible, tactiquement et physiquement.

Il n’y a-t-il pas un risque à vouloir tout gagner et au final tout perdre ?
Quand on est dans un club comme l’OM il faut savoir gérer cette pression et gérer cette attente. Aujourd’hui on est dans toutes les compétitions, on peut faire quelque chose de bien mais on peut aussi tout perdre. Il faut être conscient de ça et, à chaque fois qu’on est sur le terrain, donner le meilleur de nous-mêmes pour qu’on n’ait pas de regrets à la fin. Mais si on reste uni et solidaire comme on l’est, on ne va peut-être pas tout gagner, mais on gagnera des trophées.

Dimanche, il y a le déplacement à Brest. Comment allez-vous aborder ce match après cette débauche d’énergie face à l’Inter ?
Je pense que ça va être un match assez dur, car ils seront devant leur public et ils voudront faire un bon résultat. Mais nous aussi on est dans une situation où on a besoin de points, il faut aller chercher ces points que se soit à domicile ou à l’extérieur.

Il y a une statistique qui ne trompe pas, c’est que cette saison, après toutes les victoires en Champions League, c’est soit nul soit défaite. C’est dû à quoi selon toi ? La décompression ?
On veut gagner tous les matchs mais parfois certains sont plus compliqués que d’autres ou ils paraissent plus compliqués à cause de la fatigue. On est en train de grandir tous ensemble et maintenant c’est le moment de montrer qu’on peut changer cette statistique et passer ce palier.

«Devenir capitaine de l’OM, c’est un rêve depuis le centre de formation»

Le match aller contre Brest est un mauvais souvenir en termes de spectacle (1-1), même si tu avais marqué. Cette équipe semble vous gêner à chaque fois dans le jeu ?
A domicile on avait aussi gagné 3-0 l’an passé. Cette saison, ils étaient sur une bonne dynamique quand on a joué contre eux et nous un peu moins bien. C’est une équipe qui créé beaucoup de danger, ils ont des joueurs qui savent prendre les espaces et marquer des buts au bon moment, ils sont pas mal aussi sur le coup de pied arrêtés. Mais on ne va pas dire que Brest est une équipe qui peut nous battre si on est à 100%. Si on donne tout ce qu’on a, il n’y a pas de raison de ne pas chercher la victoire.

Après le nul contre Valenciennes, la victoire de ce match s’impose pour l’OM ?
Oui c’est un match important pour nous vu les résultats des matches qu’il y a eu mercredi. C’est à nous de récupérer les trois points, garder cette petite distance de la troisième place et d’essayer de s’y rapprocher au plus vite. Parce qu’on sait qu’à la fin de cette saison on doit être qualifié en Champions League.

Qu’est-ce qu’un guerrier comme toi espère à la fin du championnat ?
De gagner des trophées avec l’Olympique de Marseille et que l’OM soit qualifié pour la Champions League.

En championnat tu vises le podium ou tu espères un peu plus ?
On peut toujours espérer plus mais pour cela il faut s’en donner les moyens. Aujourd’hui on peut espérer la Coupe de la Ligue, la Coupe de France. On sait que c’est jouable pour le championnat mais on n’y pense pas, on va essayer d’arriver au podium et on verra pour la suite.

A chacun de tes buts on te voit taper que l’écusson du maillot, c’est ta façon de célébrer le but, de montrer ton attachement à ce club ?
Ce club est de très important pour moi et pour ma famille. Mon père a eu l’opportunité de jouer ici et de gagner beaucoup de trophées. J’ai été formé ici et j’ai eu cette chance de signer pro et aujourd’hui d’avoir l’opportunité de jouer devant tous ces supporters dans le stade mythique du Vélodrome. Beaucoup de choses passent à travers la tête, surtout quand on vient du centre de formation. On regardait les matches, on voyait les joueurs marquer, on rêvait vraiment de jouer dans ce stade et de marquer. Aujourd’hui, je marque, surtout au Vélodrome, et c’est quelque chose de très fort pour moi. Ce club m’a tellement apporté que ça sera difficile de remercier les supporteurs et les gens du club comme ils le méritent.

Avec ton statut de guerrier et ton attachement à ce club, beaucoup te voient comme un capitaine potentiel. Serais-tu prêt à t’investir à long terme à l’OM ?
Oui, Marseille est un très grand club connu dans le monde entier. Il suffit d’arriver en Afrique pour voir ce que l’OM représente. Ce club m’a beaucoup apporté et j’ai vraiment envie de rester là pendant un bon moment. Je veux gagner des trophées avec ce club et lui rendre ce qu’il m’a donné. Et devenir capitaine de l’OM, c’est un rêve depuis le centre de formation, c’est le summum pour un jeune joueur qui a la chance de jouer en effectif pro. L’OM reste le club du cœur, le club mythique. Si j’en ai l’opportunité pourquoi mais tout ça reste très loin. L’important aujourd’hui c’est de gagner de match et faire en sorte que les supporteurs soient fiers.

«J’espère vraiment continuer et gagner des trophées avec Didier Deschamps»

Le fait de jouer avec ton frère, qui prend de plus en plus de place dans cette équipe c’est particulier quand même ? Est-ce que vous réalisez ?
Je pense qu’on ne réalise pas encore assez. Peut-être en fin de carrière mais aujourd’hui ce qui nous importe, c’est de progresser et d’apporter un plus à ce club en donnant le meilleur de nous-mêmes. Je suis très content pour lui, il est parti à la CAN où il a été l’un des meilleurs joueurs du Ghana. Il est en train de progresser, de prendre du poids que se soit en sélection ou en club. On va savourer au maximum et le plus longtemps possible ces moments où l’on peut jouer ensemble, car on ne sait pas de quoi demain sera fait.

On sait que votre père est votre premier supporter mais on imagine qu’il est aussi très pointilleux, il veille au grain après chaque match…
Oui, il est notre premier supporter mais c’est avant tout un supporter de l’OM. Ce club l’a beaucoup marqué et il y reste très attaché. Il suit tous les résultats, la manière de jouer. Quand j’étais à la CAN, il regardait tous les matchs. Même quand on ne joue pas, il regarde l’OM. Et avoir un père qui connaît le football comme lui permet d’avoir beaucoup de conseils bénéfiques.

Tu as une relation particulière avec Didier Deschamps, comme on a pu le voir lors du match contre Ajaccio…
Particulière c’est un grand mot. On a une relation d’entraîneur et joueur mais il me conseille beaucoup. Il me voit comme un joueur qui a une très grosse marge de progression et il essaye de m’apporter cette touche de perfection. Il m’apporte aussi beaucoup au niveau humain, il nous donne les ingrédients pour arriver à la victoire même si on sait que c’est difficile et que c’est long parfois. Il a l’expérience, il l’a montré avec l’OM en gagnant des trophées. J’espère vraiment continuer et gagner des trophées avec Didier Deschamps.

Avec plusieurs jours de recul, comment analyses-tu ton parcours pendant la CAN ?
Assez décevant pour moi, parce qu‘on avait l’équipe pour aller au bout. On est allés là-bas avec beaucoup de détermination, beaucoup d’envie, on voulait vraiment ramener cette coupe au Ghana. La dernière génération à avoir gagner cette coupe c’est celle de mon père en 1982. Ca fait maintenant 30 ans, on voulait vraiment la rapporter au Ghana, on sentait qu’il y avait la place. On perd en demi-finale contre la Zambie où on loupe beaucoup d’occasions. C’est un goût amer qui me reste dans la bouche. Mais ça fait partie du foot, c’est ma troisième CAN et ça me fait beaucoup apprendre, ça me fait beaucoup progresser. Il faut apprendre à être un gagnant mais aussi à perdre et utiliser la défaite pour devenir encore plus fort. J’espère qu’on va tous apprendre de cette défaite qui nous a fait très mal pour essayer de vraiment faire quelque chose la prochaine CAN qui arrive très vite dans un an.

André
10
André Ayew
Ghana  Ghana | Attaquant

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