Si d’aucuns imaginent l’OM se laisser glisser tranquillement jusqu’à la fin de la saison, Didier Deschamps assure qu’il continuera d’exhorter ses joueurs à aller jusqu’au bout d’eux-mêmes. Par respect de cette tunique olympienne. Par soif insatiable de victoires.
Dignité, honneur, amour du maillot. Des mots, des concepts, mais aussi et surtout des impératifs qui reviennent avec insistance ces derniers temps dans la cité phocéenne. Alors que les semaines sans victoire en championnat se suivent et se ressemblent beaucoup trop, se dessinent petit à petit les contours d’une 2e partie de tableau pas vraiment en accord avec les standards locaux. Et l’improbable spectre de la zone de relégation qui s’y rattache.
Si l’idée même de considérer une seule seconde une éventuelle relégation olympienne paraît inimaginable, la réalité est bien là. L’OM n’a que 7 points d’avance sur le premier relégable, et n’a toujours pas validé son maintien après 33 journées de championnat. Bien sûr, l’heure n’est pas non plus à l’affolement – avec 41 unités au compteur, une seule victoire devrait permettre d’assurer la pérennité du club parmi l’élite –, mais le simple fait d’évoquer cet enjeu illustre bien l’importance de la situation.
D’ailleurs, pas une seule fois Didier Deschamps n’évoque ses peurs de relégation. Il parle seulement de « respect du club, de ce maillot que l’on porte ». L’OM doit gagner pour se rassurer. Pour dissiper les doutes. « Le plus tôt sera le mieux », assure même le technicien phocéen. Le plus tôt ? Ça tombe bien, ça arrive dès ce vendredi, et un match délicat à gérer sur la pelouse de Lorient.
Le groupe
Gardiens : Mandanda, Andrade
Défenseurs : Nkoulou, Traoré, Fanni, Morel, Azpilicueta, Sabo
Milieux : Diarra, Kaboré, Amalfitano, Valbuena, Bangoura
Attaquants : Brandao, J. Ayew J, Gignac, Remy, Gadi
Car cette année encore plus que de coutume, le déplacement au Moustoir a tout du traquenard. S’il n’est jamais aisé de s’imposer face aux hommes de Christian Gourcuff – leur grande qualité de jeu étant reconnue de tous –, les Merlus éprouvent cette saison plus de difficultés à allier l’esthétisme à l’efficacité. A seulement 2 longueurs du premier relégable, Lorient « joue sa survie », comme le rappelle l’entraîneur phocéen. « Eux-aussi sont dans une situation où ils ont besoin de points, pour rester en L1. Ils ont des joueurs de tempérament, comme Ecuele Manga, Koné, Mvuemba, ou Lotua. Il y a aussi de la qualité au sein de leur quatuor offensif, ils nous attendront de pied ferme. Comme d’habitude ».
Au risque de se répéter, l’OM irait en effet aux devants de grandes désillusions en imaginant cette rencontre comme une formalité, face à un mal classé qui patauge. Malgré un hiver difficile, ponctué d’une série de 12 matches sans victoire en championnat, Bruno Ecuele Manga et ses partenaires commencent à se relever à l’approche du money-time. Une victoire de prestige face à Montpellier il y a 10 jours (2-1, 32e journée), mais aussi et surtout une défaite inexplicable à Gerland le week-end passé (3-2, 33e journée), après avoir mené 2-0. « Même s’ils se sont inclinés à Lyon, ils ont vraiment fait une très belle performance. Ils doivent se demander, encore aujourd’hui, comment ils ont pu perdre ce match-là », note d’ailleurs Didier Deschamps à ce sujet.

Côté phocéen, on est également en train de connaître une mauvaise série de 12 rencontres sans succès. Pas de questions à se poser toutefois, le salut marseillais passera par le respect des fameuses « gammes » si chères à Didier Deschamps : « Intensité, engagement, technique, collectif ». Pour éviter que ce vendredi ne rime pas avec une 13e désillusion.














