Bolo Zenden, l’Européen

29/12/07 - Interview

Bolo Zenden est arrivé à l’OM pour la saison 2007/2008. Le numéro 10 a raconté pour OMmag l’expérience qu’il a vécu dans les différents clubs de football qu’il a côtoyé : du PSV Eindhoven à l'OM en passant par le Barca et Liverpool.

Mes débuts dans le football
«J’ai certainement tapé dans un ballon dès que j’ai su marcher. Mais c’est bien plus tard que j’ai réellement commencé à jouer dans une formation. J’ai convaincu mon père de me trouver une équipe de foot dans laquelle jouer. Un mercredi, nous sommes allés à la recherche d’un club. Après avoir fait toutes les équipes une à une, sans succès, nous sommes arrivés à Léonidas, une équipe amateur de mon quartier près de Maastricht. Et là, du haut de mes cinq ans j’ai pu intégrer ce club. Je m’y rendais le plus souvent à vélo et parfois c’était mon père qui m’y amenait.»

Un joueur qui fait rêver
«Je n’ai pas vraiment eu d’idole en particulier. Au Pays-Bas, on parlait beaucoup de Gullit, Rijkaard, Van Basten qui ont évolué au Milan AC. Et puis il y a des joueurs argentins comme Maradona. Tous des joueurs de grandes qualités et d’exception qui m’ont fait aimer le football. C’est toujours le football offensif qui m’a le plus attiré.»

Les années PSV Eindhoven
«J’ai été recruté par le PSV Eindhoven à l’âge de treize ans. Je faisais 100 km 4 à 5 fois par semaine après l’école pour me rendre aux entraînements. J’ai donc débuté dans les équipes de jeunes, puis à 17 ans, j’ai commencé comme professionnel en jouant des rencontres amicales. A 18 ans et une semaine j’ai joué mon premier match officiel avec l’équipe première. J’étais très fier d’évoluer dans une équipe aussi prestigieuse que le PSV Eindhoven.»

Au Barça
«A 21 ans, j’ai quitté les Pays-Bas pour le FC Barcelone. C’était magique, dès ma première année on a gagné la Liga. Une expérience que l’on n’oublie jamais dans sa vie.»

Les clasicos
«Durant mes années en tant que Blaugrana, j’ai eu l’occasion de disputer les fameuses rencontres entre le Barça et Madrid. C’est vraiment un match spécial avec une grande rivalité entre les deux clubs. Tous, des joueurs aux supporters attendent avec impatience cet événement. En cas de victoire, les supporters sont toujours présents, même tard dans la nuit à l’aéroport. Le FC Barcelone et Madrid sont en concurrence permanente.
En France il y a aussi un clasico : OM/PSG
Pour PSG-OM je n’étais pas titulaire, mais cela ne m’a pas empêché de ressentir la pression du match. J’ai pu suivre la rencontre comme les supporters. Le fait d’avoir marqué un but en premier était une bonne opération, c’est dommage que le PSG soit revenu au score. L’ambiance dans le stade était assez électrique mais c’est normal, il s’agissait d’un clasico. On m’a dit que parfois c’était plus tendu et qu’il est déjà arrivé que les cars soient pris pour cible. Au final, un match nul à Paris ce n’est pas si mauvais. C’est peut-être aussi pour cette raison qu’il n’y a pas eu trop de problème entre les supporters. Tout le monde est rentré du Parc des Princes satisfait.»

Les années anglaises
«Je suis resté six ans en Angleterre et je suis passé par trois clubs différents : Middlesbrough, Liverpool et Chelsea. Je ne peux pas dire dans lequel de ces clubs j’ai gardé le meilleur souvenir. Chaque équipe, à chaque époque a eu des événements plus ou moins intéressants. Chelsea n’était pas le Chelsea d’aujourd’hui. Le club a beaucoup changé depuis l’arrivée d’Abramovitch.
Middlesbrough n’était pas une équipe aussi connu, mais les deux années que j’ai vécu là-bas ont été très bonnes. Nous avons gagné le premier trophée dans l’histoire du club. Cela faisait 128 ans qu’il n’avait rien gagné. Nous avons remporté la coupe de la ligue et avons défilé dans la ville, j’en garde un très beau souvenir. Nous avons également joué en coupe de l’Uefa.
Enfin, à Liverpool, nous avons remporté la super coupe à Monaco. Et l’an passé, nous étions en finale de la Champions League contre le Milan AC. C’est avec Liverpool que j’ai disputé le plus de grandes compétitions et c’est aussi là-bas que j’ai eu mes deux blessures.»

La sélection nationale
«J’ai disputé mon premier match en sélection nationale à seulement 21 ans. Cela fait maintenant trois ans que je ne suis plus sélectionné avec les Pays-Bas.
Après la finale de la Ligue des Champions en 2007, le sélectionneur m’a appelé mais malheureusement j’étais blessé, j’ai donc du refuser.
Peut-être que si tout se passe bien avec l’OM je pourrais réintégrer l’équipe nationale. En plus, nous allons disputer l’euro 2008. Je suis encore très jeune (rires).»

Plus beau but
«Il y a des buts qui sont plus important que d’autres et qui ne sont pas beau pour autant. Je me souviens du premier penalty en demi-finale de la Champions League contre Chelsea, ce n’était pas un très beau but, mais il était important.
Un autre but, c’était avec Barcelone contre L’Atlético Madrid, c’était un tir de très loin. Ou bien, avec les Pays-Bas contre la Croatie pendant la coupe du Monde 98, c’était le match pour la troisième place.»

Moi et les supporters
«J’ai connu plusieurs stades avec des ambiances différentes. Je me suis toujours dit que si on mettait les supporters de Liverpool dans le stade de Camp Nou à Barcelone ça bougerait bien (rires). Cette année j’ai découvert le public marseillais. Lors de mon premier match au Vélodrome face à Rennes, j’ai aimé sentir les supporters marseillais nous pousser et nous encourager avec les chants. Le stade était plein et l’ambiance fabuleuse.»

L’avenir de l’OM cette saison après un début quelque peu mitigé
«Je me souviens très bien qu’au début de la saison tout le monde était d’accord pour dire que l’OM était une équipe qui pouvait concurrencer Lyon. Aujourd’hui on est peut-être très loin de ça, mais on a toujours le même effectif. Quand on voit les entraînements et comment cela se déroule en ce moment, je crois qu’il y a du mieux. Si nous arrivons à bien jouer contre des équipes comme Liverpool, Porto, Besiktas ou Lyon, alors nous pouvons faire la même chose tout au long du championnat. C’est essentiel. J’ai confiance et je sais que nous pouvons nous sortir de cette situation difficile.»

Au sein de l’équipe
«Tout se passe bien, tout le monde essaye de s’aider. L’ambiance est très bonne. Les joueurs restent unis et toute l’équipe a le même objectif.»

Retrouvez l'intégralité de cette interview dans le OM mag de décembre.

Nathalie Vartanian
Source : OM mag

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Nom : ZENDEN
Prénom : Boudewijn
Poste : Milieu
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