Bienvenue à Moscou et ses -4 degrés

19/02/08 - Spartak-OM

Les Olympiens sont arrivés à Moscou mardi, en fin de journée. La neige et une température peu engageante les y attendaient. Récit.

 « Bienvenue à Moscou. Il est 19 heures, heure locale (*). La température extérieure est de -4 degrés ». L’annonce de l’hôtesse était une fraîche entrée en matière, d’autant que cela tombera de quelques unités encore tout au long de la soirée. Les passagers en avaient froid d’avance. Et ils n’ont pas été déçus.
Oh bien sûr, les précautions ont été prises. Col roulé à enfiler sous le maillot, semelles chauffantes, couvertures pour les remplaçants qui essaieront cependant de rester le moins possibles immobiles,… Rien ne manque dans les malles du staff olympien, en vue de la rencontre de jeudi soir, qui devrait se disputer à peu de choses près dans les mêmes conditions climatiques.
N’empêche, donc, le froid piquant (mais encore supportable), qui a officié en comité d’accueil dès le pied posé sur le tarmac enneigé de l’aéroport Vnukovo, avait cet effet bien tangible et physique qui manquent aux simples prévisions que l’on voit défiler en boucle sur la Chaîne météo.
La délégation marseillaise est ainsi entrée concrètement dans le cœur du sujet. Un groupe finalement réduit d’une unité par rapport à celui annoncé lundi soir, du fait du forfait de Jacques Faty, 39 de fièvre et grippé. Effectivement, pas vraiment l’état idéal pour se déplacer en Russie.


Dans un rituel immuable, les Marseillais ont occupé les 4 heures de vol entre magazines, consoles de jeux portables, Dvds, sieste et contrées. L’équation des voyages du groupe OM. Tout comme la présence d’une quinzaine de supporters venus compléter leurs collections d’autographes et échanger quelques mots avec les Olympiens avant le départ.
Après la nuée de fans au pied de la Commanderie lundi matin au lendemain de Paris, les preuves d’amour s’accumulent. A chacune son mode d’expression. Ce mardi midi, certaines jeunes supportrices avaient même fait des dessins à l’adresse de « Lorik », « Mathieu » et Kaboré. Cela réchauffait le cœur, avant de partir. Tant mieux, les Marseillais vont bien avoir besoin de chaleur pendant deux jours…

* Comptez deux heures de plus qu’en France.

A Moscou, Laurent Oreggia
Photos : Yannick Parienti

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