Pape Diouf : « Dans une situation avantageuse, mais pas définitive »

20/02/08 - Spartak-OM

Malgré l’avance conséquente prise au match aller par l’OM, Pape Diouf insiste sur le fait que « la qualification ne pourra être acquise que si nous avons en tête ce respect de l’adversaire et ce respect du jeu, et de ses aléas ». Ses réponses à OM.net.

Président, peut-on s’attendre à une promenade de santé pour l’OM en Russie après la victoire du match aller, 3-0 ?
Etre respectueux c’est de ne pas admettre l’idée d’une promenade de santé. Rien n’est plus insultant que de préjuger du résultat d’un match qui ne s’est pas encore joué. Que l’OM parte avec une avance intéressante, que nous soyons dans un voyage disons plutôt confortable, c’est un fait. Mais je crois que notre qualification ne pourra être acquise que si nous avons en tête ce respect de l’adversaire et ce respect du jeu, et de ses aléas qui peuvent toujours émailler le déroulement d’un match. Il s’agit d’admettre que l’adversaire jettera dans la bataille ses ultimes forces pour nous pousser dans nos derniers retranchements. Alors je considère oui que nous sommes dans une situation avantageuse mais pas définitive.

D’où peuvent venir les dangers ? Du froid ? Du terrain synthétique ?
Le danger est en tout premier lieu l’adversaire. Un adversaire qui a été battu largement à l’aller, et qui essaiera en tout état de cause de s’en remettre.
Le deuxième danger c’est qu’effectivement on peut considérer que l’état d’un terrain synthétique peut susciter de notre part une période d’adaptation qui peut être préjudiciable.
Encore que nous ayons eu déjà par le passé à Berne le loisir de nous y essayer.
Le froid reste l’autre élément qu’il faudra maîtriser. Mais je pense que lorsqu’on s’engage dans une compétition européenne ce sont là des aléas qu’il faut prévoir et intégrer dans le parcours.

L’accumulation de rencontres en peu de temps est-elle aussi un danger ?
C’est un autre facteur dont il faut tenir compte quand on est un club comme l’OM et que l’on nourrit autant d’ambition.

Envoyé spécial à Moscou, Laurent Oreggia

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