SPARTAK-OM

21/02/08 - Spartak-OM

Dans un environnement climatique délicat, l’OM part avec un solide avantage avant la 2e manche jeudi soir à Moscou. Mais il s’agit justement de mettre de côté le match aller, et de « commencer le retour avec l’idée de le gagner pour se qualifier », comme le rappelle Eric Gerets.

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16e de finale retour - Uefa
Jeudi à 17h30 (M6)
Arbitre : Thomas Einwaller (Aut.)
Live texte sur OM.net à partir de 17h

La voilà donc cette fameuse pelouse qui a tant fait parler d’elle. Il faut dire que quinze ans en arrière, quand l’OM avait du affronter le voisin moscovite du CSKA, à la même période de l’année, on avait eu la bonne idée de délocaliser la rencontre à Berlin.
Cette fois, les Marseillais ne couperont ni au froid, ni au synthétique. Posé au centre de la belle ellipse semi-couverte et modernisée du stade Luzhniki, le terrain était mercredi soir au coeur des attentions. Le vert du rectangle ressortait d’autant plus que la piste d’athlétisme qui court tout le long de l’enceinte était couverte d’un manteau blanc.
Des petits flocons de neige complétaient le tableau, alors que les Olympiens découvraient les lieux et procédaient à leur ultime entraînement.
« Ce sera un match différent pour tout le monde. Ce terrain là ne permet pas d’être à son meilleur niveau, que ce soit nous ou les Moscovites. Ce sera difficile pour les deux équipes, même si on peut considérer que l’environnement servira plus le Spartak, car il le connaît mieux », considère José Anigo.
Des conditions particulières (on annonce un sympathique -10 pour jeudi durant le match) avec lesquelles les Phocéens ont cherché à se familiariser. « C’est pour cela que nous sommes arrivés dès mardi soir ici », explique le directeur sportif. « Même si on sait que deux jours pour s’adapter, c’est court ».

Voilà pour le bulletin météo. Question football, la présentation de la rencontre est simplissime. L’OM a vaincu 3-0 la semaine dernière. « C’est un bon joker dans notre manche », comme le dit José Anigo. Les cas de qualification d’une équipe battue par un tel écart à l’aller étant très rares, l’optimisme est de rigueur. « Mais nous devrons être très sérieux », ajoute l’ancien Minot.
Pour Eric Gerets, il s’agit d’ailleurs de faire « comme s’il n’y avait pas eu de match aller ». « Si tu commences en te disant que tu peux te permettre de prendre un ou deux goals, cela peut être très négatif ».
Avec un tel handicap, le Spartak sera en tout dos au mur. Et contraint de ne pas laisser tourner le compteur sans se ruer à l’attaque pour entretenir l’espoir. « Et dans ces situations-là, tu t’exposes à des contres », souligne malicieusement José Anigo. « Et nous avons des joueurs rapides devant, et des petits gabarits comme Mathieu pour les mener ».

Ainsi, une des clés d’une qualification sereine sera la réussite de l’entame de match. Ne pas être cueilli à froid, c’est le cas de le dire. La semaine passée, contre Moscou et Paris, l’équipe marseillaise aurait pu payer cher ses débuts de rencontres. « Si on joue concentré, si on ne perd pas de ballons faciles, et qu’on ose prendre nos responsabilités, il y a beaucoup moins de dangers de rater notre entame », recommande Eric Gerets.
« Au contraire, il faut commencer le match avec l’idée de le gagner pour se qualifier », conclut le technicien belge.

A Moscou, Laurent Oreggia





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