Jeudi soir, sur le campus de Luminy à Euromed Marseille, l’association Diambars de foot- éducation créée en 2000, est venue signer un partenariat avec l’école de management marseillaise. En point d’orgue de cette soirée, Jimmy Adjovi-Boco, le co-fondateur, a donné une conférence-débat sur les résultats et perspectives de cette école de foot pas comme les autres.
« Faire du foot passion, un moteur pour l’éducation ». C’est le slogan de cette association qui se veut un institut de formation. Parce que Diambars n’est pas qu’une école de football à Saly au Sénégal, et parce que les études sont primordiales pour un jeune homme qui ne percerait pas dans le foot. Ce partenariat permettra entre autre le financement d’études de jeunes diplômés de Diambars, comme c’est actuellement le cas avec L’ESC Lille. Le nord de la France est en effet un pionnier en la matière. En plus d’être partenaire de ce projet depuis 2003, le LOSC a joué le jeu jusqu’au bout puisqu’en 2008, trois pensionnaires Diambars ont rallié le centre de formation « ch’ti » et cette saison l’un d’entre eux a signé pro. Le jeune Idrissa Gana Guèye était sur la feuille de match face à L’OM, lors de la dernière confrontation entre les deux clubs. Plus près de chez nous, chez nos voisins niçois , c’est le jeune Papa Meissa Anta Diop, qui poursuit une licence d’AES à la faculté d’économie de Nice et qui en parallèle est joueur de l’équipe réserve des Aiglons.
Des exemples qui montrent que Diambars tient ses promesses de formation. Autre signe de l’évolution de cet institut, l’ouverture cette année d’une antenne à Johannesburg en Afrique du sud. D’autres projets sont en cours d’élaboration en Guyane, Martinique et Guadeloupe. La France soutient également cette initiative, puisque successivement, Rama Yade et Eric Besson sont venus visiter les infrastructures sénégalaises. Au niveau international, la FIFA soutient également ce projet, puisque légalement, lorsqu’un jeune joueur Diambars signe dans un club hors d’Afrique, la FIFA reverse une compensation qui permet à Diambars d’investir dans de nouveaux projets de formations.
Avec cette politique de formation et d’accompagnement, il y a fort à parier que les agents mal intentionnés qui venaient piller le continent africain, ne vont plus faire fortune et que les aspirants footballeurs ne se retrouveront plus livrés à eux même, lorsque les tests ne seront pas concluants.

Philippe Doucet, modérateur de la conférence, et Jimmy Adjovi-Boco, co-fondateur de l'association Diambars.
Si Jimmy Adjovi-Boco avoue que seuls 10% de ses stagiaires feront carrière en Europe, il insiste sur le fait que le football africain va pouvoir se développer sur ses talents locaux et pourquoi pas un jour concurrencer le modèle européen, d’ici quelques années. «Le football doit devenir une rampe de lancement pour devenir adulte, c’est une expérience salutaire, originale dans la formation footballistique».
L'association insiste ausi sur la fait de concilier football et études car l'un et l'autre sont importants pour former des hommes, qu'ils soient sportifs professionnels ou pas.
Avec de telles ambitions, il est certain que les échanges entre les deux continents vont s’assainir et parvenir à l’équilibre, c’est en tout cas ce que la famille du football souhaite dans l’intérêt des joueurs et pour la beauté du sport.
Pour plus d'informations, visitez le site web de Diambars






