Comme souvent ces derniers temps, l'OM a construit son succès en fin de match. Cette fois, ce fut grâce aux joueurs venus du banc. Décisifs.
Avec la température polaire qui régnait jeudi soir sur Copenhague, il semblait presque plus agréable de courir sur la pelouse que de rester statique hors du terrain. Et pourtant, si les Olympiens ont ouvert le score et globalement bien tenu pendant 80 minutes face à la troupe de Solbakken, ils ont encore fait la décision dans les derniers instants. Cette fois, c’est depuis le froid du banc de touche du Parken qu’est venue la victoire.
Avant cela, face à des Danois joueurs mais souvent rustiques, ce sont les techniciens de l’OM que sont Lucho, Valbuena ou Cheyrou qui avaient fait mal. «Eux comme d’autres, si on veut avoir des buts, la technique fait souvent la différence» confirmait d’ailleurs Didier Deschamps ce vendredi après-midi devant la foule de journalistes venus l’interviewer au retour du Danemark dans le petit aéroport de l’aviation générale.
Mais, quelques heures plus tôt, c’est d’abord l’entrée en jeu d’Hatem Ben Arfa qui a amené une étincelle supplémentaire face au FCK. Avec un but qui lui ressemble tant, il a en partie débloqué la situation.
"Pas du coaching, des choix"
Si Hatem a apprécié, il y voit surtout le signe d’un esprit de corps important au sein de l’effectif marseillais : «Pour avoir une équipe compétitive, il ne suffit pas qu’il y ait onze joueurs mais il faut tout un groupe pour arriver à quelque chose. A l’Olympique de Marseille, tout le monde est concerné, nous a-t-il déclaré, que ce soit en venant du banc ou en étant titulaire, on essaie tous de faire le nécessaire. Je pense que c’est en allant dans cette voie, en restant comme ça qu’on pourra peut-être décrocher des titres et faire de bonnes choses.»
Charly Kaboré - un autre entrant face aux Danois – facilitait encore un peu plus la vie de ses potes avant le retour en marquant un troisième but. Un coaching payant comme on dit ? Didier Deschamps reste plus mesuré. «Ce n’est pas du coaching mais des choix, coupe-t-il, et dans ces cas-là, surtout à Marseille, quand on ne gagne pas ces choix sont considérés comme mauvais. Ca ne change pas ma façon de voir les choses. Il faudra faire en sorte jusqu'à dimanche d’avoir le plus d’informations possibles via le staff médical sur la condition de chacun. Onze débuteront et trois rentreront comme d'habitude. C’est la vie d’un groupe et d’une équipe. Et la vérité d’hier ne sera pas celle de dimanche, chaque match aura sa vérité.»
Face à Nancy, d’autres forces du groupe olympien auront peut-être cette fois l’occasion de changer le sort du match. Ca deviendrait une bonne habitude.







