Dimanche dernier Hatem Ben Arfa a conquis son premier titre en club avec une autre équipe que Lyon. A 23 ans, le milieu de terrain olympien estime qu’il a principalement gagné en régularité.
Comment vous sentez-vous ?
Avec les résultats de l’équipe, individuellement on est tous mieux. Psychologiquement et sur le terrain, on est bien. J’aurais préféré que l’on se qualifie en coupe d’Europe mais cette défaite face eu Benfica nous a piqués au vif. On a bien réagi contre Lyon et ensuite on a battu Bordeaux. C’est bien pour le championnat et la fin de saison.
Qu’avez-vous ressenti sur le Vieux-Port lors du défilé pour la Coupe de la Ligue ?
J’étais assez surpris. On savait que cela allait être le feu en cas de victoire mais je ne m’attendais pas à autant de monde, à cet engouement. Cela nous a fait plaisir, j’ai eu la chair de poule. C’est un grand moment. C’est un titre et l’OM n’avait pas gagné de titre depuis 17 ans. Cela a fait plaisir à tout le peuple marseillais qui est passionné et à fond derrière l’équipe. Mais il ne faut pas s’enflammer, garder notre sérénité car cela va nous donner des ailes.

Le retour sur terre a-t-il été facile ?
Oui, on est redescendus sur terre. Et il faut confirmer dimanche. Ce sera important de faire une bonne performance car le plus important, c’est le championnat. La coupe est derrière nous. Cela nous donne de la sérénité mais il faut enchaîner dès dimanche par de bons résultats.
On savait que cela allait être le feu en cas de victoire mais je ne m’attendais pas à autant de monde, à cet engouement. Cela nous a fait plaisir, j’ai eu la chair de poule.
Comment s’est passée cette semaine ?
On a pu bien travailler, on a fait beaucoup d’exercices. Quand on joue tous les trois jours c’est plus difficile. Il y avait une bonne ambiance. Tout le monde était content.
Etes-vous favoris du championnat désormais ?
Non, je ne pense pas. L’important est de se qualifier en Champions League. Après on verra mais beaucoup d’équipes sont susceptibles de remporter le titre. Nous allons tout faire pour gagner le plus de matches. Pour l’instant, il ne faut pas s’enflammer. Ce serait la pire des choses et le groupe est conscient de ça..
Il reste dix matches, tout est possible. Dans nos têtes, nous le savons très bien mais il ne faut pas penser qu’au titre. Si cela doit venir, ça viendra en prenant le plus de points possibles mais nous ne sommes pas obnubilés par ça.

Vous allez jouer trois matches d’affilée à domicile. Est-ce particulier ?
C’est assez particulier, surtout pour le troisième. Mais c’est plus agréable de jouer à domicile, en plus, dimanche, il y aura beaucoup d’ambiance par rapport à la Coupe de la Ligue. J’espère que nous allons réussir à faire plaisir à nos supporters en restant sur ce que nous venons de faire.
Et physiquement, cet enchaînement est-il difficile ?
Je ne pense pas trop à ça. C’est du football, sur le terrain même fatigué, psychologiquement, on arrive à se transcender. Pour moi, c’est un faux débat.
Les quinze prochains jours seront plus difficiles que le début du mois de mai.
Les supporters seront exigeants dimanche contre Lens. Ils attendent un succès…
On pense d’abord à notre performance collective. Si nous perdons, nous serons les plus déçus. Mais je pense que l’on va faire un bon match.
L’OM a obtenu de bons résultats face aux grosses écuries mais le parcours face aux « petits » clubs est tout aussi important dans le sprint final…
On me dit souvent que la période essentielle sera le début du mois de mai avec deux déplacements à Auxerre et Rennes et la réception de Rennes mais pour moi, les quinze prochains jours seront plus difficiles que le début du mois de mai.

Pensez-vous avoir franchi une étape de votre carrière cette saison avec l’OM ?
Dans la régularité, j’ai passé un cap. Je suis plus régulier. Je ne fais pas un match exceptionnel et derrière un « vieux match ». J’essaie de faire de bons matches sans faire de pic, de garder le cap. J’essaie de rester serein, de ne pas s’enflammer afin de travailler tranquillement pour l’équipe. J’ai 23 ans, je joue au football depuis pas mal de temps et je sais ce qui est bien et ce qui ne l’est pas.
La confrontation franco-française en Champions League peut-elle laisser des traces ?
Ce sera plus difficile dans les jambes et nerveusement pour l’équipe qui passera car il y aura plus de matches. J’aurais bien aimé être en demi-finale de Champions League car psychologiquement, cela transcende. Nerveusement, cela peut peser mais cela peut aussi booster l’équipe en ayant des challenges différents.
Les sifflets pour Thierry Henry à sa sortie m’ont marqué. Après tout ce qu’il a fait pour l’équipe de France, ce n’est pas normal. Les gens oublient trop vite. C’est de l’ingratitude.
Pensez-vous être à la Coupe du Monde ?
Je ne sais pas… Beaucoup de joueurs aimeraient y être. Je n’y pense pas pour le moment. Ce n’est pas moi qui décide. J’espère, c’est tout.
Comment avez-vous vécu ce retour en équipe de France ?
Cela m’a fait très plaisir de retourner là-bas et de retrouver l’équipe de France. C’est bien pour le moral.
Que pensez-vous des critiques autour des Bleus, des sifflets contre l'Espagne ?
C’est quand même abusé ! Les sifflets pour Thierry Henry à sa sortie m’ont marqué. Après tout ce qu’il a fait pour l’équipe de France, ce n’est pas normal. Les gens oublient trop vite. C’est de l’ingratitude.







