Prêté à Arles-Avignon l’an passé, André Ayew a effectué cet été un très bon Mondial avec le Ghana. Cette saison, Didier Deschamps l’a convaincu de rester à l’OM.
Vous avez trouvé un accord avec l’Olympique de Marseille pour prolonger votre de contrat de trois saisons. Après une année de prêt à Arles-Avignon, quels ont été les mots de Didier Deschamps pour vous convaincre ?
Certaines choses font mal mais font progresser. Cela m’a fait devenir plus costaud mentalement. Avant de discuter avec le coach et les dirigeants du club, mon souhait était de partir de l’OM. Ensuite, ils m’ont fait comprendre beaucoup de choses. C’est ici que je suis devenu pro, j’ai disputé des matches de L1 et de Champions League avec l’OM. Je connais l’environnement et je n’ai rien fait ici pour prendre mes valises et partir. L’année dernière, c’est le coach qui avait décidé de ne pas me prendre et cette année, c’est lui qui veut me reprendre. Il compte sur moi. Il a été honnête et cela m’a fait comprendre que j’avais des choses à faire ici. Je fais partie d’un effectif et je dois me battre pour jouer, peu importe le poste. Je veux avoir du temps de jeu. Le coach veut que j’apporte un plus. Je n’ai que 20 ans, je dois encore prouver beaucoup et apprendre tout en engrangeant de l’expérience. Je peux vraiment beaucoup progresser ici avec le coach et ses entraînements.
Qu’avez-vous appris pendant votre saison en L2 à Arles-Avignon ?
J’avais des propositions dans des clubs plus huppés que Arles mais là-bas on m’assuré de jouer à un poste où je voulais m’épanouir, dans l’axe. Le coach, monsieur Estevan a eu une grande confiance en moi, je l’en remercie. Il m’a tout donné. Il m’a fait sentir que j’étais à la maison alors que j’ai été souvent absent à cause des matches internationaux. Malgré cela, il m’a ressentir que j’étais important dans l’effectif. C’était la première fois que je ressentais ça en pro. Je n’oublierai jamais cette année. J’ai connu des gens formidables, joueurs et dirigeants. Nous avons vécu, avec la montée, des moments magnifiques. Cela a resserré les liens de ce club qui est une famille. J’espère qu’ils se maintiendront en L1.
Vous avez vécu une Coupe du Monde. Que retenez-vous de cette expérience ?
L’année dernière a été formidable. Le Mondial a été la cerise sur le gâteau. Tous les joueurs du Ghana ont pu montrer en Afrique du Sud de quoi ils étaient capables. Les matches étaient très rythmés. Il était important d’être bon au niveau international. J’ai accumulé de la confiance mais je dois continuer à progresser et à travailler. La qualification contre les USA pour les quarts de finale a été un moment formidable pour les joueurs, le pays et tout un continent car nous étions le derniers pays africains en lice. C’est un moment inoubliable mais il y a quand même des regrets car nous savons que nous pouvions faire mieux. La main de Suarez et l’élimination en quart de finale nous restent en travers de la gorge. Il y a eu la main et le penalty… C’était une grosse déception, c’était difficile d’autant plus que j’étais dans les tribunes. Mais cela fait partie du foot, il faut relever la tête. On a une équipe jeune, on doit se qualifier pour la Can 2012 et tout faire pour la gagner.







