L’OM et Mamadou Niang, la fin d’une belle histoire vieille de cinq ans. Symbole offensif de l’équipe olympienne durant cette demi-décennie, le Sénégalais va découvrir la rive asiatique d’Istanbul. Et il ne laissera que de bons souvenirs dans cette porte de l’Orient qu’est Marseille. Si les débuts furent parfois difficiles, plus personne aujourd’hui ne peut contester l’apport indéniable de l’attaquant pour le club.
Flashback à l’été 2005. Le nouvel entraîneur Jean Fernandez en a fait sa priorité. L’avant-centre de Strasbourg qui fait alors des ravages aux côtés de Micka Pagis doit être le renfort de cet OM «new-look». Il le devient et démarre fort en participant activement au dantesque 5-1 face à la Corogne en finale d’Intertoto avant de connaître quelques mois difficiles. Mais celui qui deviendra «Mamad’» pour tous les supporters n’est pas homme à se décourager si vite. Lui qui a connu pas mal de galère avant d’éclore dans le foot pro s’accroche et termine la saison à 10 buts en L1. Il ne fera que s’améliorer par la suite occupant la plupart des postes de l’attaque aux côtés de Ribéry, Cissé, Pagis, Maoulida ou plus récemment Brandao. Jamais avare en efforts, auteur de gestes parfois déroutants et de plus en plus précis face au but, le Sénégalais deviendra une idole dans le brasier du Vélodrome.
S’il buttera avec les siens en finale de coupe de France à deux reprises avant de connaître la consécration pour sa cinquième et dernière saison.
Une apothéose en quelque sorte. Capitaine, il mène les siens au doublé championnat/coupe de la Ligue ; il devient pour la première fois meilleur buteur de L1 (18 buts) ; il boucle la saison en inscrivant son centième but sous les couleurs olympiennes lors de la dernière journée au Vélodrome contre Grenoble. Un beau compte tout rond. Un bouquet final pour ce sympathique joueur qui marquera à jamais l’histoire d’un club. Alors, quoi d’autre à dire sinon… bonne chance !








