Il est aux alentours de 17h quand le bus des Olympiens pénètrent dans Nungesser. Mamadou Niang sait que ce sera sa dernière soirée olympienne et son visage est serein. Quelques autographes et derniers clichés avec les supporters et le Sénégalais de repérer la pelouse avec ses coéquipiers. Comme si de rien n’était mais dans sa tête, les images défilent probablement au moment de discuter, comme d’hab’, avec des adversaires qui connaissent si bien le redoutable attaquant.
Une heure plus tard, les Olympiens entament l’échauffement. Mamad’ récite ses gammes et son regard est fixe, probablement envahi de pensées.

Sur le terrain, le duel est comme prévu rugueux. S’il se démène bien aux avant-postes, le capitaine n’est pas en veine. Sa première tête est au-dessus (8e), son tir contré (20e) et comme ci-dessous il ne reprend pas le centre de Taiwo (26e). Plus rageant, il glisse au moment de son face-à-face avec Penneteau (42e). Ce n’est pas la soirée qu’il attendait.

Au retour des vestiaires, la poisse ne semble pas avoir quitté l’homme aux 100 buts avec l’OM. Le Serbe Bisevac le devance de peu face aux buts (56e). Et alors que son équipe est menée (2-0), le coach décide de le sortir (56e). Il fallait le voir trépigner sur le banc alors que ses jeunes coéquipiers remontaient deux buts et poussaient dans les derniers instants, en vain.

Très ému, il n’a pas le sourire des grands jours lorsqu’il donne sa dernière interview à OMtv (voir ici). Une fin un peu triste pour un si grand olympien. Pas de quoi effacer ses multiples exploits ces cinq dernières années…







