Avec le départ de Mamadou Niang, il a fallu trouver un nouveau capitaine à l’OM. Après un vote du groupe, c’est Steve Mandanda qui a hérité du brassard.
La bande-dessinée à son super héros, Captain America. L’OM a aussi son héros, Captain Mandanda. Sans bouclier (même si cela serait utile pour arrêter les ballons) mais avec une paire de gants bien vissée, le nouveau capitaine de l’OM, depuis le départ de Mamadou Niang, a, pour sa première en tant que capitaine titulaire, réalisé un match complet, n’encaissant aucun but et repoussant à plusieurs reprises les assauts notamment du lorientais Kévin Gameiro.
Dans la semaine avant cette rencontre face aux Bretons, c’est une décision du groupe olympien qui a propulsé le brassard au bras gauche de Steve Mandanda. «On en a discuté, il y a eu ensuite un vote à bulletin secret. Le coach a ensuite validé ce choix. Cela fait plaisir car, d’une, ce sont mes partenaires qui ont choisi et de deux, le coach a validé ce choix. J’ai dit oui tout de suite. C’est une fierté, un honneur» reconnaît-il.
D’un naturel plutôt réservé en apparence, Steve Mandanda n’a pas changé d’attitude depuis. Il est resté le même. «Je parle beaucoup sur le terrain mais c’est mon poste qui veut ça. On doit montrer l’exemple, être irréprochable sur et en dehors du terrain. Pour ma part, j’ai toujours été exigeant avec moi-même donc cela ne change pas grand-chose». Le portier de l’OM doit être un modèle pour les autres éléments du groupe. Il est désormais le porte-parole du groupe face à l’entraîneur, au Club, aux arbitres… «Il y a pas mal de responsabilités mais il y a un groupe très solidaire qui vit bien et avec de nombreux cadres. Cela ne change pas beaucoup».
Didier Deschamps se félicite de ce choix qui va probablement permettre au gardien marseillais de s’épanouir encore un peu plus. «Ce n’est pas un poids qui le déséquilibre du côté gauche. Il a la confiance du groupe et la mienne. Cela le responsabilise mais il ne sera pas seul, il a besoin d’autres joueurs cadres pour prendre des décisions ou de faire remonter des infos». D’ailleurs, ils ont été nombreux à lui glisser un mot d’encouragement et de félicitations. «Le coach et mes partenaires ont été clairs. Il n’y a pas besoin de changer ou de forcer sa nature. Il faut rester soi-même». Et ça lui réussit...







