Alors que la tribune visiteur accueillera les supporters stéphanois dimanche, le secrétaire général du club Cédric Dufoix fait le point sur les travaux du Vélodrome.
Cédric, après la pose de la première pierre du Stade Vélodrome en juin, quel bilan dressez-vous de ces deux premiers mois de travail au Vélodrome ?
Oui, presque six semaines de travail au Vélodrome. Globalement, plutôt positif, je crois qu’il y eu un travail énorme de fait à la fois par le club et ses services, la ville de Marseille qui est notre interlocuteur privilégié et la société AREMA et son constructeur qui ont fait un boulot énorme tous ensemble pour essayer d’organiser à temps le premier match contre Sochaux. Le bilan est donc positif, même s’il reste des choses à gérer.
Y a-t-il eu de l’appréhension à l’approche du premier match ?
Oui (sourire). Avant ce premier match, on s’est dit avec Guy Cazadamont (dir. sécurité) que cet OM-Sochaux était probablement l’un des matches les plus complexes organisés à l’OM lors des dix ou douze dernières années de matches. Parce que mettre 40.000 personnes dans un chantier, ce n’est pas évident et car il y a de très grosses contraintes d’accès, de sécurité, d’accueil. C’est compliqué.
Qu’est-ce qui a été le plus difficile à gérer ?
Nous avions tablé pour un premier match au 15 août. OM-Sochaux a été fixé au 6 août et nous avons dû demander au constructeur de resserrer ses délais de sécurité. On s’est aperçu que c’était très court, que la planification des travaux était très importante dans les deux premiers mois avant la saison. Tout cela surtout pour arriver à conserver les virages quasiment pleins. Et pour cela, il fallait que les fondations, en particulier du prochain toit, se fassent extrêmement rapidement au pied du virage. Les délais ont été assez courts mais tout s’est bien passé finalement. Ce fût un gros soulagement.
Les deux virages sont en quelque sorte les deux poumons du club d’où l’importance de les maintenir pendant les travaux ?
Oui. La planification du projet du stade a été faite pour refaire d’abord complètement Ganay. On va refaire complètement Jean-Bouin dans les années 2012 à 2014. Travailler durant l’intersaison afin de maintenir les virages était fondamental pour que l’ambiance reste au Vélodrome. Et l’énorme satisfaction que nous avons eue est que, pendant OM-Sochaux, l’ambiance était toujours là. Nous avons donc bien fait de privilégier cet axe qui est de maintenir un maximum d’ambiance afin de garder ce qu’apporte le Vélodrome à l’équipe.
Les supporters stéphanois seront-ils là dimanche ?
Oui, on a eu avec Guy Cazadamont et toutes les équipes qui s’occupent de cela, une réunion ce vendredi matin avec les services de l’Etat qui ont autorisé l’ouverture de la zone supporters adverse. On regrette de ne pas avoir pu le faire pour Sochaux mais on savait depuis deux mois que cela serait très compliqué. Nous avons essayé au dernier moment mais nous n’y sommes pas arrivés. On regrette de ne pas avoir pu accueillir les Sochaliens mais là on pourra accueillir les Stéphanois dimanche.
Combien seront-ils ?
Ils seront 411 puisque c’est la jauge que nous a autorisés à avoir la LFP sur les matches de Ligue 1. C’est généralement 5% du stade pour les supporters adverses et la Ligue, depuis six mois, nous a autorisés à baisser ce pourcentage à 1%. En Ligue des Champions, il y aura un peu plus de monde.
Malgré les conditions plus difficiles pour tout le monde, il y aura 39.000 abonnés cette saison. Ça veut dire que les supporters ont une nouvelle fois répondu présent ?
Exactement. C’est la pire des années. Il faut savoir que c’est l’année où la jauge sera la plus faible. Ensuite, pour les deux années suivantes de travaux, on espère qu’elle sera supérieure. On s’était donné comme objectif de pouvoir répondre positivement aux abonnés qui aimeraient se réabonner. C’est ce que l’on a fait. On a perdu quelques centaines de places dans les virages mais a pu replacer ceux qui souhaitaient se réabonner. Sur les 42.000 abonnés de l’année dernière, 39.000 ont souhaité se réabonner. Et il reste deux ou trois milles places à la vente grâce au travail de tout le monde, de la ville, du constructeur, de la billetterie, qui a permis de réaliser un travail de «puzzle» incroyable.
Quelles sont les recommandations à faire aux supporters qui se rendent au stade ?
Guy Cazadamont fait ses recommandations à chaque match. Il faut d’abord arriver tôt, ce qui est important. On a du mal à accéder au stade, pas seulement parce qu’il y a des travaux dans le stade mais également parce que le tunnel Prado-sud se construit sous le boulevard Rabatau qui rend difficile l’accès au rond-point du Prado. Il est aussi recommandé d’utiliser les transports en commun, plus que jamais. Le Vélodrome est l’un des stades les mieux desservi par les transports en commun en France et puis utiliser aussi les parkings relais de la RTM. C’est indiqué sur le site internet de la RTM.
Lorsque le nouveau Vélodrome sera là, est-ce que l’accès au stade sera plus aisé ?
Oui. Déjà, il y aura plus de places de parking autour du stade et il y aura également un accès plus facile. Lorsque le tunnel Prado-sud sera achevé, il emmènera jusqu’aux autoroutes de l’est de Marseille et sur le tunnel Prado Carénage directement.
Au niveau du timing, y’a-t-il du retard ou pas du tout ?
C’est le constructeur qui communique sur ses travaux donc je ne peux pas vous le dire. Ce que je vois en tout cas, c’est que la ville de Marseille et le constructeur, font tout pour que les problèmes qui existent encore se résolvent vite. On sait que le virage nord et la tribune Ganay qui se vident difficilement à la sortie, il faut qu’on travaille là-dessus. Il y a aussi quelques petites zones de travaux encore à effectuer. Du côté du Handifanclub, il faut qu’on termine certaines choses. Tout le monde est sur le pont pour que tout se passe pour le mieux et que l’ambiance soit assurée dans la situation assez complexe d’un chantier qui accueille un match de foot.





