Interrogé par l’équipe de Veille de match, sur OMtv, Loïc Féry, le président du FC Lorient, n’élude aucun sujet, à quelques encablures de ce Lorient-OM. Morceaux choisis.
C’est assez rare de voir Lorient en si mauvaise posture en fin de saison. Etes-vous surpris ou inquiet ?
Inquiet non, ce n’est pas le bon terme. Surpris, oui. Mais vous savez, nous faisons partie des cinq plus petits budgets de Ligue 1. On sait donc tous les ans que la question du maintien sera la première des priorités. Avant de voir plus haut. Les dernières saisons nous ont plutôt souris. Cette année, nous pouvons dire que c’est plus une saison de transition, dans la mesure où nous avons connu des départs importants et l’arrivée de beaucoup de nouveaux joueurs. Il est indispensable que nous sauvions la saison en nous maintenant en L1. Je vous assure que jouer des équipes comme Lyon, Marseille, PSG, voire Bordeaux, dans les dernières journées de championnat, c’est compliqué. Mais on sait aussi que face à ces équipes-là, les joueurs sont parfois très motivés, donc j’espère qu’ils répondront présent vendredi soir.
L’OM est également dans une situation compliquée. Est-ce le bon moment pour jouer cette équipe selon vous ?
On dit qu’une bête blessée est toujours plus dangereuse. L’enjeu est peut-être plus important pour nous car il conditionne notre survie en L1. J’imagine que l’OM aura à cœur de remonter la pente. Cela risque d’être un match engagé, ouvert, parce que je pense que les deux équipes voudront gagner. Il n’y a pas de bon ou de mauvais moment pour rencontrer l’OM. Ce n’est jamais facile de jouer une équipe comme l’Olympique de Marseille. On sait qu’il y a de grandes individualités dans cette équipe, et que le match peut basculer à tout moment sur un exploit personnel comme on a pu le voir dans le passé.
J'étais convaincu que Morgan irait chez les Bleus
Que pensez-vous de la saison réalisée par vos anciens joueurs, Amalfitano et Morel, à l’OM ?
Ce sont deux garçons que je connais très bien, pour les avoir fréquentés pendant 3 ans. Je suis ravi qu’ils se soient imposés à Marseille. Je sais que Morgan avait beaucoup d’ambition en signant à l’OM. Notamment l’objectif d’être convoqué chez les Bleus. J’étais convaincu qu’il y arriverait. Je pense que c’est quelqu’un qui a tout à fait la capacité de s’imposer à l’OM sur la durée. Quand à Jeremy, je sais qu’il a eu de bonnes et de moins bonnes périodes à Marseille. Mais c’est quelqu’un qui travaille beaucoup. Il a aussi une forte envie de réussir. Il a été formé à Lorient, et a passé une dizaine d’années au club donc je le connais bien. C’est quelqu’un d’attachant. On sera content de les croiser tous les deux demain soir. En espérant qu’ils ne brillent pas trop.
On avait proposé à Gignac de se relancer à Lorient
Au match aller L’OM l’avait emporté dans les derniers instants. Abordez-vous ce match retour comme une revanche ?
Je n’aime pas du tout le mot de revanche dans la mesure où, cette saison, nous avons malheureusement vécu pas mal de situation comme ça. Il y a à peu près 6 ou 7 matches durant lesquels nous avions les 3 points à dix minutes de la fin mais où nous finissons par perdre. C’était d’ailleurs le cas au Vélodrome. Ce qui avait été remarquable de la part de l’OM sur ce match, c’était effectivement cette capacité de ne pas lâcher jusqu’au bout. Nous avions regretté, moi le premier, que la physionomie de la rencontre ait tourné sur des situations arbitrales un peu complexes. J’en avais parlé un petit peu avec Vincent Labrune, avec lequel j’entretiens de très bons rapports. Nous avions souhaité que tout ça s’apaise par la suite car les relations entre les deux clubs sont bonnes.
Pouvez-vous nous parler d’André-Pierre Gignac, que vous aviez voulu faire revenir à Lorient ?
C’est quelqu’un qui est passé par Lorient avant que je ne reprenne le club. Je sais qu’il a laissé beaucoup de bons souvenirs au club. Je pense qu’il a encore pas mal d’amis à Lorient. Il a aussi une relation particulière avec Christian Gourcuff. On lui avait proposé de se relancer un petit peu à Lorient. Cela ne s’est pas fait car Marseille comptait sur lui.





