Alors que la délégation olympienne décollait vers Istanbul ce mercredi matin et que 250 supporters marseillais les rejoindront d’ici peu, le directeur de la sécurité et de l’organisation de l’OM, Guy Cazadamont, a tenu à lancer un appel à la précaution auprès des fans marseillais en vue du match de jeudi au stade Saraçoglu face à Fenerbahçe. «On a vu à Fos (lors du match retour face aux Turcs d’Eskisehispor le 9 août dernier) qu’un drapeau kurde sorti dans la tribune de nos supporters pouvait provoquer une émeute. Et ce n’était que 200 supporters turcs et pas 45.000 comme à Istanbul !» nous a-t-il expliqué alors que de vives tensions persistent entre la Turquie et la communauté Kurde et que des attentats ont été commis récemment causant plusieurs victimes.
«Un drapeau à but politique est interdit dans une enceinte sportive. Alors pour ceux qui viennent soutenir l’équipe à Fenerbahçe, ces drapeaux doivent rester à la maison. C’est quelque chose de très grave en Turquie, il ne faut pas le prendre à la légère, rappelle Cazadamont, qu’ils pensent à la sécurité de leurs collègues, à la sécurité des stadiers, à la sécurité de tout le monde. J’ai envie de ramener tout le monde à Marseille et il ne faut pas qu’un cas isolé mette en péril les supporters et les stadiers.»
«Il y a une pression du consulat Turc et les pouvoirs publics sur place ne rigoleront pas avec ça. Les supporters ont déjà été informés mais je préfère en remettre une couche pour ne pas qu’on se retrouve devant le fait accompli même si nous resterons vigilants avec mon adjoint et nos stadiers» ajoute-t-il.





