L’OM a fait coup double mercredi en s’adjugeant le premier Trophée des Champions de son histoire et en remportant un nouveau Clasico. Seule ombre au tableau, la blessure de Diawara. Le Sénégalais manquera au minimum trois semaines.
- OM 0-0 PSG (5 t.a.b. à 4)
- Tirs au but marqués
Taiwo, Ben Arfa, Kaboré, Gnabouyou, Cissé (OM),
Jallet, Nenê, Kezman, Makelele (PSG)
Tirs au but manqués/arrêtés
Lucho (OM), Luyindula, Giuly (PSG)
Et de 3 ! Troisième titre en 2010 pour cet OM qui n’en finit plus de monter sur les podiums pour soulever des trophées. La trêve estivale n’aura en rien entamé la boulimie de titres. Après 17 années de disette, la fringale n’est pas prête de s’arrêter.
Les Olympiens peuvent être d’autant plus fiers de leur nouvelle ligne à leur palmarès qu’ils avaient livré un match digne de leur rang avant l’heureux dénouement.
Sans conteste leur meilleure rencontre de l’intersaison. Au meilleur des moments, ajoutera-t-on. Car il y avait Paris en face, et un trophée au bout. Mais aussi parce qu’on n’est plus trop loin à présent d’entendre sonner les trois coups du début du championnat.
Pourtant, il y avait à craindre de ce Clasico. Non pas en raison de sa délocalisation. On ne pouvait imaginer plus chaleureuse entrée en matière. Le public tunisien se faisant une joie de montrer que son cœur bat bleu et blanc.
Non, si les sourcils se sont froncés ces derniers jours, c’est parce qu’entre les suspendus (Brandao et Niang), les joueurs trop courts pour figurer (Heinze et Mbia), et ceux qui n’avaient qu’une mi-temps en amical dans les jambes (Mandanda, Ayew et Valbuena), il y avait de quoi se demander quel visage allait pouvoir présenter l’OM.
Et si, par ricochet, l’équipe allait être en mesure de justifier son statut de championne face au vieil ennemi.
La première période évacua ces craintes. Si les automatismes manquèrent en attaque, avec Samassa en pointe et Ayew et Valbuena dans les couloirs, le jeu n’était pas absent. Le rythme non plus. Plutôt enlevé, malgré la chaleur. Bien supérieur en tout cas à ce que proposent généralement les rencontres disputées fin juillet.
Les occasions pouvaient certes se compter sur les doigts d’une main. Mais il se passait quelque chose sur le rectangle vert. Et l’idée d’une « finale », ou du moins l’intensité d’un match de coupe, n’était pas loin.
La plus belle situation marseillaise intervint toutefois de façon inédite. Mais pour l’avoir déjà observée lors des matches précédents, on parie qu’elle va devenir un classique de l’OM 2010-11 : Une touche puissante qu’Azpi catapulta jusqu’au cœur de la surface pour la tête de Samassa. Au-dessus.
Paris s’illustra pour sa part dans un style plus conventionnel, mais très efficace. En utilisant la profondeur offerte par Luyindula et Erding. Mais l’ancien phocéen arrosa le virage, avant que le franco-turc ne trouve sur sa route un Mandanda en mode bolide.
Ben Arfa tout feu, tout flamme
Ces deux fois-là, Paris n’avait pas été pris au piège du hors-jeu. Ce fut les deux seules. Quand bien même la défense se trouva modifiée par la blessure de Diawara juste avant la mi-temps (voir par ailleurs). Ndiaye assurant ensuite un intérim de costaud. Tandis qu’Azpilicueta avait fait depuis longtemps de son couloir une zone de non-droit pour les Parisiens.
Pour déverrouiller la marque, Deschamps appela par la suite Ben Arfa, à la grande satisfaction du public. Le coach n’eut pas en s’en plaindre, non plus. Motivé bien comme il faut, Hatem alluma le feu. Slaloms, jeu à une touche, et frappes. Tout l’éventail.
Mais le 0-0 final semblait inéluctable. Même si Luyindula vendangea une occasion royale (86e) avant que Coupet ne remercie son poteau d’avoir renvoyé un tir de Taiwo dévié habilement par Ndiaye (88e).
En rappelant mercredi matin sur le site que cette compétition offrait l’économie physique des 30 minutes de prolongations, on ne pensait pas forcément en avoir l’illustration le soir-même. Pourtant, les deux équipes durent bien se départager, directement, par les tirs au but. Au bout du suspense. Cissé transformant celui du sacre, après que Mandanda stoppa celui de Giuly.
Champion des champions, face au rival parisien, et malgré une équipe diminuée. Chapeau !
90'
74'
45'






